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les 174 occupants du gymnase Félix-Masson devront quitter les lieux d’ici les prochains jours

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La Ville de Rennes a demandé l’autorisation à la juge des référés du tribunal administratif de Rennes, ce jeudi 13 mars 2025, de procéder à l’expulsion de 174 personnes occupant depuis le 28 novembre 2024 le gymnase Félix-Masson, situé à côté du lycée Victor-et-Hélène Basch à Rennes (Ille-et-Vilaine).

11 familles et 18 enfants

Le 6 mars 2025, à la suite d’une « alerte » faite par une association sur l’aggravation de la situation sanitaire au sein du gymnase, la Ville de Rennes avait saisi la juge des référés du tribunal administratif de Rennes pour qu’elle ordonne à tous les occupants de quitter les lieux ou, le cas échéant, d’être autorisée à les expulser.

Le gymnase, propriété de la Ville et « initialement mis à la disposition d’associations sportives et des lycéens pour les cours d’EPS », est en effet occupé depuis plusieurs mois après que des personnes se sont introduites « sans autorisation » à la fin d’un cours de sport. Le lendemain, 25 personnes étaient arrivées pour que trois mois plus tard, 174 personnes soient comptabilisées « dont 11 familles et 18 enfants ».

Pas d’expulsion « comme ça »

Lors de l’audience, qui s’est tenue ce jeudi 13 mars 2025, l’avocate de la mairie a mis en avant les « risques d’incendie » aggravés par des « portes de secours obstruées par des affaires », la présence de « bonbonnes de gaz » et « la suroccupation » du gymnase. Des « faits d’agression » survenus à l’intérieur auraient aussi été rapportés.

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La juge des référés du tribunal administratif de Rennes a toutefois rappelé qu’elle n’ordonnerait pas l’expulsion « comme ça » – « ni pour aujourd’hui ni pour demain ».

Bien qu’elle comprenne « l’urgence et la nécessité de récupérer le lieu afin qu’il récupère l’usage qui est le sien », elle a demandé à la Ville d’accorder « un délai de quelques jours » afin que chacun « trouve le temps de s’organiser et de se rapprocher des services concernés ». « Un jour de plus » pourrait, de son point de vue, faire « la différence ».

Parmi les personnes présentes à l’audience : des enfants, des personnes âgées ou encore des personnes handicapées. (©Claire Besnard – PressPepper)

Des personnes vulnérables

Dans une salle d’audience comble, où s’étaient donc déplacés les collectifs de soutien aux occupants, la juge a rappelé l’extrême « vulnérabilité » des gens qui, après l’expulsion, n’auront pas d’autre choix de monter « un campement » dans des « températures très froides ».

En effet, bien que les plus vulnérables aient été « mis à l’abri », des « enfants en bas âge », une femme ayant « tout juste accouché le 1ᵉʳ mars 2025 » ou encore des personnes « handicapées » attendent toujours d’être pris en charge.

Les avocats des occupants ont pour leur part rappelé que de nombreuses « lettres » pour leur prise en charge avaient été adressées au Département d’Ille-et-Vilaine, mais qu’elles étaient restées « sans réponse ». Les échanges entre les associations et la préfecture convenant d’un rendez-vous le 20 décembre 2024 n’avaient eux rencontré guère plus de succès. Certains occupants se sont par ailleurs vus refuser leurs demandes d’asile ou de titres de séjour : ces personnes seront donc « en plus grande difficulté » une fois expulsées du gymnase.

« Vendredi, au plus tard »

Ils devront toutefois quitter le gymnase « vendredi (21 mars 2025, N.D.L.R) au plus tard », a-t-il été dit lors de l’audience.

La juge des référés a cependant enjoint la Ville de Rennes de procéder « sereinement » à l’évacuation et « sans usage de la force ». Elle rendra sa décision ce vendredi 14 mars 2025 ou « lundi (17 mars 2025, N.D.L.R) au plus tard ».

NT – PressPepper



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