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l’Ébroïcien Yanis Basse va intégrer le centre de formation du Racing 92

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Le rendez-vous était fixé au stade Roger-Rochard. Là où tout a commencé pour Yanis Basse. Là aussi où il pourra, à l’issue de notre entretien, aller courir un peu, autour du terrain de rugby. Le jeune homme profite certes d’une petite semaine de vacances en famille à Évreux (Eure), mais doit rester rigoureux et respecter un plan de travail.

« S’envoyer sur le terrain »

C’est que depuis qu’il a touché ses premiers ballons ovales, à l’âge de 4 ans, l’Ébroïcien a bien grandi, physiquement mais aussi en tant que joueur. Le voilà désormais Espoirs 1re année au Racing 92. Mieux, il a paraphé voilà quelques jours un joli contrat : la saison prochaine, Yanis intégrera pour deux ans le centre de formation du club francilien, qui figure parmi les meilleurs de France et de Top 14 (y sont passés, entre autres, Camille Chat, Henry Chavancy, Bernard Le Roux, Virimi Vakatawa ou encore Arthur Retière).

Yanis Basse tout sourire après sa signature au centre de formation, entouré de Sylvain Bouthier (g., directeur de la haute performance et responsable sportif du centre de formation) et de Christophe Mombet, président de l’association Racing Club de France Rugby. ©Racing Club de France Rugby

C’était son objectif cette saison mais maintenant, « le plus dur reste à venir ». Son travail et sa régularité lui ouvriront peut-être les portes de l’équipe première dans les années à venir. « C’est l’objectif, le but est là : d’ici un ou deux ans, pourquoi pas faire mon premier match avec les pros », ambitionne le jeune homme de 18 ans, qui vise aussi – autre but à moyen terme – le groupe de l’équipe de France des moins de 20 ans, lui qui a approché les équipes nationales jeunes sans jamais être sélectionné.

Les objectifs sont fixés, les moyens pour y arriver sont clairs dans sa tête : « Il y a une grosse concurrence au club. Il faut travailler, et s’envoyer sur le terrain ».

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Patron de la mêlée

Dès que ses week-ends sont libres de tout match, Yanis Basse rallie Évreux depuis Le Plessis-Robinson (où se trouve le centre d’entraînement et de formation du Racing). Un besoin de souffler (lui qui, entre l’internat, les cours, les entraînements et les matchs ne sort jamais du centre), de retrouver les racines, la famille et les amis du rugby. En prenant sa première licence à l’EAC à 4 ans, le garçon suivait les traces de son père Philippe, ancien pilier droit du club éaciste. « Il avait commencé à pratiquer grâce à son cousin, Karoicou Basse. J’allais le voir à tous ses matchs. Le rugby m’a plu tout de suite, je n’ai jamais arrêté ni changé de sport », raconte Yanis, qui loue les valeurs du rugby, l’état d’esprit, le combat collectif.

Yanis Basse rugby Evreux
Yanis Basse a démarré le rugby à l’âge de 4 ans, avec déjà une belle détermination dans le regard. ©Collection personnelle Yanis Basse

Comme son père et son grand-cousin, Yanis a d’abord joué pilier avant de glisser au talon et de se former spécifiquement à ce poste à partir de 15 ans. Une position stratégique aux yeux du jeune athlète : « C’est le patron de la mêlée. J’ai choisi ce poste parce qu’il y a des responsabilités, et j’aime ça ! Les lancers sont importants et j’étais plutôt un bon lanceur », pose-t-il.

Il l’est toujours, à en croire le commentaire laudateur qui accompagnait la photo de sa signature au centre de formation, sur les réseaux sociaux du Racing Club de France Rugby : « Notre talonneur se distingue par sa solidité en mêlée, sa précision au lancer et surtout… par son éthique de travail ». Car après avoir grandi dans le cocon ébroïcien, la chrysalide a commencé à faire sa mue au sein du club des Hauts-de-Seine, dès les U14. « Mathieu Queval, un très bon ami de mes parents, avait des contacts au Racing. Il m’a emmené faire un entraînement là-bas, qui s’est bien passé. J’ai fait ensuite un tournoi, je leur ai plu. »

Sa deuxième année en U14 se fait en double licence EAC/Racing mais se passe surtout en Île-de-France. « J’y allais tous les lundis, quelques mercredis et pour les matchs. Mes parents faisaient les allers-retours, ils m’ont toujours beaucoup soutenu », rend-il hommage.

Près des jeunes Bleus

L’année suivante, Yanis intègre le sport-étude du Racing et son internat, en 3e. Une année particulière, marquée par le Covid… Les saisons s’enchaînent au Plessis-Robinson, les catégories aussi (cadet Gaudermen, cadet Alamercery, junior Crabos).

Les deux dernières saisons, en Crabos (les juniors), lui ont permis de commencer à atteindre les équipes de France. « J’ai fait deux fois le rassemblement des 100 meilleurs jeunes de ma génération mais sans être sélectionné », regrette-t-il. Partie remise, espérons-le pour lui.

Rugby - Yanis Basse - EAC - Racing 92 - Evreux
Yanis Basse devant la plaque qui rend hommage à son grand-cousin Karoicou au stade Roger-Rochard d’Évreux. ©FL/Eure Infos La Dépêche

Désormais Espoirs 1re année, Yanis Basse vit une saison 2024-2025 de bonne facture. Le Racing est 4e de sa poule et le jeune talonneur « performe plutôt bien. Je joue pas mal ». Son jeu, justement, comment en parlerait-il ? « Je suis plutôt bon au jeu au poste, en mêlée et en touche, bon porteur de balle et bon gratteur ». Les points faibles ? « Je ne me déplace pas assez, je n’enchaîne pas les tâches. »

Voilà pourquoi il avait prévu d’enchaîner les tours de piste d’athlétisme après notre entrevue, d’autant que se profile un prochain match contre un adversaire redoutable, le Stade Toulousain, leader de la poule. Un adversaire qu’il pourrait bien, s’il atteint ses objectifs, croiser à de nombreuses reprises dans quelques années. C’est tout ce qu’on souhaite à ce sympathique et souriant jeune joueur.

Le Racing, « un honneur »

Faire partie de la famille du Racing (un club présidé, faut-il le rappeler, par Arnaud Tourtoulou, vice-président et entraîneur des féminines de l’EAC), Yanis Basse voit ça comme « un honneur ». « C’est une fierté. C’est un gros club, un club qui m’a déjà bien formé même s’il reste beaucoup à travailler. Ça fait bientôt six ans que je suis là-bas, il m’a vu grandir, il m’a fait progresser sur et en dehors des terrains », rend-il hommage.

Après Yanis, un autre Basse est en train de s’épanouir dans le club ciel et blanc : Maasal, le petit frère (14 ans) y joue depuis deux ans, comme deuxième ligne. S’inscrira-t-il dans les pas de son aîné ? À suivre…





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