Samedi 1er mars 2025, la brigade de tranquillité urbaine (BTU) est intervenue pour des vols dans une pharmacie située rue Jean-Jaurès à Brest. La police a ensuite procédé à l’interpellation du mis en cause. Un homme de 33 ans, de nationalité algérienne.
Il fait l’objet d’une Obligation de quitter le territoire français (OQTF) depuis le 22 avril 2024 et d’une interdiction de territoire français.
Placé en détention provisoire, le trentenaire était présenté au tribunal correctionnel de Brest mardi 4 mars.
Il n’a pas nié le vol, d’un préjudice total de 36 euros. Il avait dérobé de l’huile essentielle et de la crème pour le traitement des brûlures.
« Oui, j’ai volé dans le commerce et suis parti. Mais je suis ensuite revenu payer, car nous sommes en période de Ramadan », a indiqué l’individu.
Lors de l’arrivée de la BTU, il aurait tenté de donner, par trois fois, un coup de tête à un des agents. « Non, j’étais fatigué, je donnais des coups de tête dans le vide », a tenté de justifier le prévenu. Qui aurait crié « je nique la France », une fois en garde à vue.
« La peine doit être pragmatique »
L’homme vivait en Espagne depuis presque un an avant les faits. Il venait de revenir en France pour passer la période de Ramadan à Brest avec des membres de sa famille.
Le procureur a requis une peine de prison ferme de douze mois. « La période de Ramadan est une période d’introspection, où l’on réfléchit à sa personne pour être quelqu’un de meilleur. Il a peut-être mal compris », a ironisé le représentant du ministère public.
L’avocate de la défense a regretté la dimension religieuse et politique du dossier « d’un vol de tubes de Biafine ». « Quelle est la bonne peine ? L’ordre administratif et judiciaire est unanime, on veut qu’il s’en aille. Est-ce que cela vaut le coup de prononcer une peine de douze mois avec maintien en détention quand on connaît le coût d’un prisonnier en France par jour, 570 euros. La question est celle du mandat de dépôt. La peine doit être pragmatique. »
Le tribunal a déclaré le trentenaire coupable des trois infractions, à savoir le vol, les violences et le maintien irrégulier sur le territoire français. Il a condamné l’Algérien à neuf mois de prison ferme, plus à la révocation d’un précédent sursis de six mois. L’homme devra donc purger une peine de quinze mois de prison.
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