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« Le temps est venu de passer la main à la nouvelle génération »

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Onde de choc, entre les murs de la gare Saint-Sauveur, emblématique équipement culturel de Lille (Nord), ce jeudi 6 mars 2025. Le maire de Lille Martine Aubry, en poste depuis 24 ans, a annoncé sa démission aux alentours de 11h15, lors d’une conférence de presse dont l’invitation a été lancée mardi. Dans le mail arrivé dans les boîtes de toutes les rédactions, il était question de parler « politiques municipales », « projets et avenir ». Martine Aubry, 74 ans, quitte en fait le beffroi, et révèle dans le même temps le nom de son successeur pour les Municipales 2026 : Arnaud Deslandes

« Je m’étais dit qu’il faudrait partir un an avant les Municipales, a-t-elle expliqué à un parterre de journalistes. Le temps est venu de passer la main à une nouvelle génération. »

Le mairie de Lille Martine Aubry annonce sa démission ce jeudi 6 mars

Arnaud Deslandes et l’un des deux candidats PS qui font partie de la garde rapprochée du maire de Lille. Actuellement premier adjoint, l’élu de 42 ans fut aussi son directeur de cabinet. Avant lui, c’était Audrey Linkenheld, devenue sénatrice à la rentrée 2023, qui occupait les fonctions de première adjointe. Tous deux étaient d’ailleurs présents à droite et à gauche de Martine Auby, ce jeudi matin.

Audrey Linkenheld, sénatrice, et Arnaud Deslandes, premier adjoint et désigné comme son successeur, étaient aux côtés de Martine Aubry à l’annonce de sa démission, ce jeudi 5 mars. ©ND/Lille actu

Martine Aubry a débuté son laïus avec une émotion perceptible. La prise de parole a directement tourné à l’énumération, ne laissant planer aucun doute sur le fait qu’il s’agissait d’un ultime bilan.

En ligne directrice, les accomplissements en matière de politique sociale, le maire rappelant d’entrée avoir toujours eu à cœur « le vivre ensemble. Notre ville à une chance exceptionnelle, avec de la mixité sociale, culturelle et de générations ». Elle cite « les fournitures scolaires gratuites », la « métamorphose des quartiers populaires » avec, sur le même pan, « la rénovation de Lille-Sud ». Le maire reconnaît toutefois que le quartier reste en proie au trafic de stupéfiants, « tout n’est pas réglé ».

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Martine Aubry dit avoir toujours « refusé un centre-ville musée », au profit d’un cœur de ville « vivant, avec des riverains ». Elle a rappelé son soutien aux commerçants – « une ville sans commerces est un ville sans âme » – et regrette un taux de vacance encore trop important. L’encadrement des loyers commerciaux est d’ailleurs décrit comme « le combat actuel ».

Ses interpellations de la préfecture au cours des années, pour faire de Lille une ville plus sûre, sont résumées en une seule phrase : « Il nous faut plus de policiers nationaux. » Sur la compétence municipale, Martine Aubry estime avoir fait « son travail, en déployant des policiers municipaux et des caméras ».

La santé financière de la Capitale des Flandres est bonne, avec « une dette courte, sûre et inférieure à 2010 ». En 2025, c’est la métropole de plus de 100 000 habitants ayant « le revenu fiscal le plus bas par habitant ». Martine Aubry se tourne vers l’avenir, avec la mention des futurs grands aménagements en matière de transports publics : le tramway, le doublement métro et les lignes de bus Haut niveau de services « qui vont apaiser la ville ».

Pour rappel, cinq candidatures sont connues à Lille. Celle de Roger Vicot, député PS et ancien maire de Lomme, qui avait été désavoué après la déclaration de sa candidature surprise à la succession de Martine Aubry, en septembre 2023. Son échappée avait hérissé la majorité municipale, qui avait signé une lettre sans équivoque : « Si les ambitions individuelles sont légitimes, nous savons […] que c’est dans l’unité, la réflexion et l’action collectives que les habitants nous feront confiance. » Et de trancher : « Ce n’est pas notre façon de concevoir l’avenir. » Sans surprise, Martine Aubry n’a pas fait le choix ce jeudi de celui qui fut son adjoint pendant 12 années, dès 2001.

Dans les clans politiques adverses, il y a l’écologiste Stéphane Baly, la candidate Renaissance Violette Spillebout et Louis Delemer (divers droite).



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