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le profil atypique des deux suspects, une retraitée et son fils

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Depuis le matin du mardi, deux habitants de Sourdun (Seine-et-Marne) sont en garde à vue prolongée dans les locaux de la police judiciaire pour assassinats, tentative d’assassinat et détention de substances entrant dans la composition d’engins explosifs. Il s’agit d’une retraitée de 73 ans et de son fils de 35 ans. Ils sont suspectés d’avoir provoqué l’explosion jusqu’alors inexpliquée de la voiture de Michel Charbonnier, à Saint-Loud-de-Naud, le 7 mars 2017, provoquant sa mort et celle de son petit-fils de 5 ans. Puis de celle d’un pavillon de Saint-Loup-de-Naud, le 27 novembre 2024. Une femme de 31 ans était décédée, son conjoint grièvement blessé. Rappelons qu’il y a un an environ, le trentenaire et sa mère habitaient encore la maison mitoyenne des victimes. « Un ancien conflit de voisinage est lié à un droit de passage », explique le procureur de Melun, Jean-Michel Bourlès.

« Des gens peu sociables »

« Le fils faisait toutes les misères à ses voisins, par exemple, il allait uriner dans leur propriété, indique le maire de Saint-Loup-de-Naud, Gilbert Del Pan. Installée dans la commune depuis une dizaine d’années, c’est une famille de gens peu sociables, connue de nos services. Ne parlant pratiquement à personne, ils vivaient reclus dans un huis clos familial à trois, avec une fille handicapée physique et mentale, qui vivait dans une cave toute la journée. Cela a été signalé et la jeune femme, âgée d’une vingtaine d’années, a été retirée à la famille. Sinon, on ne connaissait pas grand-chose d’eux. »

À Sourdun, le maire, Eric Torpier, n’en sait guère plus : « Ils venaient de racheter une maison, mais nous n’avions aucun contact avec eux et ils ne faisaient pas les courses au village, on ne les voyait pas. Ce sont des gens très discrets, et quand on frappait à la porte, ils n’ouvraient pas. »

L’élu signale avoir tout de même croisé le fils dans le village. « Il se baladait sur son tricycle électrique, avec des batteries partout et des fils qui pendaient », précise-t-il. Ce qui ressort de l’enquête, c’est que l’individu avait en effet un profil de « savant fou ». « Il postait des vidéos de technologie sur Internet », confirme le procureur. De là à imaginer des dispositifs explosifs pour tuer des gens ? C’est l’enquête de la brigade criminelle de Versailles qui le confirmera ou non.



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