Le propriétaire du Football club de Rouen (FCR), Tarkan Ser s’est exprimé pour la première fois ce vendredi 28 février 2025 devant les journalistes réunis au stade Diochon. Une prise de parole attendue alors que le club traverse un épisode de grand flou.
Et cette prise de parole, elle a été musclée de la part du propriétaire qui était accompagné du président Iwan Postel. Il a précisé organiser cette conférence de presse « suite à des infos incorrectes » et que « comme ça, vous aurez des infos de premières mains. »
« J’ai décidé d’acheter à Rouen pour l’ambiance »
« On représente un groupe qui est dans l’aviation, mais j’ai été dirigeant de l’équivalent de Canal + en Turquie. J’ai été journaliste. J’étais Michel Denisot en Turquie », commence le propriétaire du FCR. Il veut rappeler qu’il connaît tout l’écosystème autour du foot. « Je sais comment marchent les médias. Président du Besiktas, je sais comment fonctionne le milieu sportif. »
Il assure avoir pris la décision d’acheter le FCR après le match contre Monaco en Coupe de France, l’année dernière. « C’est un investissement que je fais parce que j’aime le football. J’ai fait ici parce que j’aime la France. J’ai décidé d’acheter à Rouen pour l’ambiance, l’énergie. »
Surtout, durant cette conférence, Tarkan Ser a parlé du sportif et de ses déceptions. « Déçu du résultat à Châteauroux. Déçu de tous les résultats », a-t-il dit. « Le potentiel sportif est beaucoup plus élevé que le niveau auquel on est. »
Il faut qu’e les joueurs se réveillent, il faut qu’ils rêvent et là, ils ne rêvent pas. Il y a un manque de motivation. Je vais leur parler.
« Les joueurs ont les capacités, mais ils n’ont pas mon ambition », a taclé l’homme fort du FCR en martelant que l’objectif, c’est la montée en Ligue 2. Et dès cette année. « On a 11 matchs, il faut en gagner 7 ou 8 minimum. »
Il rajoute : « Maintenant, il faut targetter [viser] la troisième place pour jouer en barrage. En Ligue 2, il y aura plus de clubs qui vont rétrograder cette année pour des raisons financières. »
« L’état des terrains d’entraînement, c’est une merde »
« L’état des terrains d’entraînement, c’est une merde. Les joueurs ont peur de se blesser alors, ils ne s’entraînent pas correctement », a-t-il lancé. « Il faut parler des infrastructures, c’est un sujet important. L’an prochain en Ligue 2 ou en National, ce club doit avoir ses propres infrastructures, pas partagées avec d’autres équipes. Si la métropole n’a pas le budget, il faut qu’elle nous autorise à gérer le problème. Le National, c’est plus de l’amateurisme. Donc, il faut de l’infrastructure professionnelle. Et il faut que certains joueurs comprennent aussi qu’on est plus dans l’amateur. »
D’ailleurs, si la montée n’est pas pour cette année, Tarkan Ser assure qu’il y a « un plan B si on reste en nationale. Et si ce n’est pas cette année, on montera l’an prochain. Je ferai mon équipe de rêve. »
Concernant les problèmes de salaires, Tarkan Ser dément : « On n’a aucun souci financier. Tous les salaires sont payés, il n’y a aucun retard de paiement. Des retards, ça peut arriver dans toutes les sociétés. Dans ma holding, c’est entre le 1 et le 10 du mois. C’est pareil pour tout le monde. »
« Pas de raison de critiquer l’homme d’affaires qui a sauvé le club »
« Je demande à tout le monde d’être un peu plus reconnaissant. Vous pouvez critiquer l’équipe sportivement. Mais je ne pense pas qu’aujourd’hui, il y ait de raison de critiquer l’homme d’affaires qui a sauvé le club. »
« Je n’ai aucune difficulté financière. J’ai investi six millions d’euros à Rouen. Sept à la fin de l’année. » Et de préciser que « dans l’audit, il y avait 1 million de dettes qui n’était pas compté que j’ai payé de ma poche. »
Et de conclure en démentant une autre rumeur : celle concernant la vente du club. Tarkan Ser précise : « Le club n’est pas à vendre. […] Oui, je dépense de l’argent, mais je le savais, ce n’est pas une surprise. »
JB et TR
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