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le livreur de drogue ne savait pas qu’il circulait dans une rue très sécurisée

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« Des problèmes d’argent. » Voilà ce qui a amené un jeune homme de 23 ans, originaire du Cap-Vert, à tomber dans le trafic de stupéfiants. Ce qu’il n’imaginait sûrement pas, c’est qu’il allait se faire prendre à deux reprises en l’espace de six mois.

Il avait été interpellé une première fois en septembre 2024 en possession de 30 grammes. Le 7 février 2025, à Versailles (Yvelines), c’est cette fois plus de 200 grammes de cannabis contenus dans des sachets, entre autres choses, qui ont été retrouvés dans son véhicule.

Avec la circonstance aggravante cette fois-ci d’avoir échappé à un contrôle de police, à deux pas de la cour d’assises des Yvelines, abîmant au passage un véhicule dans sa fuite. Il abandonnera finalement la voiture. Il prendra de lui-même, quelques jours après, contact avec les services de police.

« Si personne ne transporte, personne ne livre »

Devant le tribunal judiciaire de Versailles, le mercredi 26 février 2025, il confiera ne pas avoir eu conscience de circuler juste à côté de la cour d’assises. L’exploitation de son téléphone, retrouvé dans le véhicule, permettra de mettre en avant des photos de liasses de billets, des boîtes avec du cannabis et des virements bancaires douteux, émis par des personnes impliquées dans des trafics de stupéfiants.

« Votre rôle dans le trafic de drogues est essentiel, a tenu à rappeler le président du tribunal. Si personne ne transporte, personne ne livre. »

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« J’avais 2 000 € à rembourser de la première fois où je me suis fait prendre. J’ai été menacé, j’ai pris un coup de crosse. Tout ce qui m’arrive, je ne l’ai pas souhaité. Je reconnais que j’ai été faible, que je suis tombé dans un truc pas bien. »

Le prévenu

Le jeune homme de 23 ans a insisté sur sa volonté de s’en sortir et de repartir du bon pied. « Je travaille depuis que j’ai 15 ans. J’aime bien apprendre, j’ai fait beaucoup de formations. J’étais en service civique. » « Il faut trouver la peine qui lui permette de se réinsérer », plaidera son avocat.

Déjà condamné le mois précédent

De son côté, la procureure de la République a rappelé qu’il avait fallu attendre sa troisième audition « pour qu’il reconnaisse ce qui était difficilement contestable ».

Indiquant par ailleurs qu’il avait déjà fait l’objet d’une CRPC (comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité) le mois précédent dans un autre tribunal, où il avait été condamné à six mois de prison avec sursis probatoire, la magistrate a requis une peine de 18 mois d’emprisonnement, dont 8 mois avec sursis probatoire, une obligation de soins et une interdiction de paraître en Île-de-France.

Une peine de 20 mois au total

Le tribunal a finalement prononcé une peine de 18 mois de prison assortis de 12 mois de sursis probatoire, à laquelle il faut ajouter deux mois d’emprisonnement pour le refus d’obtempérer, ce qui fait un total de 20 mois de prison, dont 8 mois ferme avec mandat de dépôt.

Le prévenu devra notamment suivre des soins en addictologie. « Ça sera à vous de justifier que votre interdiction d’aller en Île-de-France n’a plus lieu d’être, a précisé le président du tribunal. À la moindre incartade, je ne me fais pas d’illusion pour vous. »



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