Des élèves de l’ancien établissement catholique Saint-Pierre au Relecq-Kerhuon se sont réunis dans un collectif. Ils témoignent des violences subies à l’époque, dans les années 60 à 80.
Joël L, 67 ans, l’une des personnes à l’initiative de ce mouvement, a pris la parole auprès d’actu.fr cette semaine.
Le diocèse de Quimper et Léon et la direction de l’Enseignement catholique du Finistère ont réagi à cette affaire ce jeudi 13 mars dans un communiqué.
« Agissements inadmissibles »
Ils indiquent avoir pris connaissance des témoignages transmis par le Collectif Saint-Pierre Kerhuon. « Ces récits bouleversants font état de traitements inacceptables, infligés à des jeunes collégiens par un prêtre diocésain et des membres du personnel, dans un climat de connivence et de terreur intolérable.
Nous sommes extrêmement choqués par la violence qui a été imposée à ces jeunes et par les méthodes employées dans cet établissement, totalement contraires aux valeurs de l’Église et de l’Enseignement catholique. De tels agissements sont inadmissibles et ne sauraient être passés sous silence. »
Ils poursuivent en indiquant qu’ »Aucune époque, aucune autorité, aucune intention éducative ne saurait excuser ou justifier un tel acharnement sur des enfants. Nous reconnaissons pleinement la douleur et la souffrance des victimes, et nous leur exprimons notre profond soutien. Nous nous engageons à les écouter, à les accompagner avec la plus grande attention et à œuvrer sans relâche pour que la vérité soit faite. »
Une rencontre souhaitée
Le diocèse de Quimper et Léon et la direction de l’Enseignement catholique du Finistère affirment qu’ils recevront prochainement une délégation du collectif Saint-Pierre Kerhuon. « Nous souhaitons ainsi leur apporter toute l’attention et le soutien qu’ils méritent, et contribuer pleinement à la reconnaissance des faits. »
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