Le budget primitif 2025 de la communauté de communes Loir-Lucé-Bercé (Sarthe) est en pleine préparation.
Fin février, c’est à l’espace Loircowork de Loir-en-Vallée que les élus communautaires se sont réunis pour prendre connaissance des résultats budgétaires de l’année 2024 et découvrir le rapport d’orientations budgétaires 2025.
Le budget 2025 de Loir-Lucé-Bercé
Ce dernier fixe les axes financiers retenus pour l’année 2025 par les différentes commissions, en particulier celle des finances avant de les mettre en perspective dans le nouveau budget 2025.
« Le Produit Intérieur Brut du pays devrait être en croissance de 0,9 %, l’inflation contenue à + 1,5 %, la revalorisation des taxes locatives pour le calcul de la taxe foncière sera de 1,7 %. Cette dernière ne touche pas les locaux professionnels. L’État va réduire la dotation du Fonds Vert de 2,5 milliards d’euros en 2024 à 1,5 milliard d’euros en 2025 », souligne le président Hervé Roncière.
« Rationaliser les dépenses »
Les différents budgets présentés, ratios financiers et graphiques, font apparaître une situation financière saine avec un faible taux d’endettement, qui a été divisé par deux entre 2020 et 2024.
Les élus ont cependant des inquiétudes du fait qu’entre 2022 et 2024 les dépenses réelles de fonctionnement du budget principal ont augmenté de 6 % alors que les recettes n’ont progressé que de 4 %.
Afin remédier à cette situation, le montage budgétaire 2025 ainsi que la prospective 2025 – 2027 ont été établis en suivant les axes suivants :
Poursuivre notre démarche de rationalisation des dépenses, rechercher de nouvelles sources de financement et poursuivre des investissements structurants sur le territoire tout en recherchant le maximum de financement pour laisser un reste à charge plus limité.
Hervé Roncière a précisé :
« Notre épargne nette a progressé entre 2020 et 2024 mais elle a tendance à régresser depuis 2022. D’importants efforts de rationalisation ont déjà été réalisés par les services et deux agents partis à la retraite n’ont pas été remplacés. Notre marge de manœuvre est réduite. Depuis 2023 et les différentes réformes fiscales, la dynamique des recettes n’est plus de notre ressort, elle est liée à la TVA. 50 % de nos recettes fiscales sont tirées de compensation de l’État ».
Le débat entre élus
Lors du débat qui a suivi cette présentation, des élus ont avancé certaines mesures possibles comme la vente de biens immobiliers, propriété de la communauté de communes.
Mais aussi de « continuer la rationalisation dans les services » ou « mieux maîtriser les contributions versées aux services extérieurs comme les syndicats intercommunaux et les centres sociaux ».
Maintenir le déficit des Aubépines
La résidence les Aubépines, à Saint-Vincent-du-Lorouër, a également fait l’objet d’échanges.
L’exploitation de l’établissement sur les années 2023 et 2024 fait apparaître un déficit cumulé de 200 000 €.
Il s’explique par l’augmentation du loyer lors de la renégociation du bail en 2017, la crise du Covid, l’inflation et le coût élevé des charges énergétiques.
Les loyers et les charges locatives de la structure étant encadrées par le Département, malgré un taux de remplissage important (96,70 % en 2023), la collectivité n’est pas en mesure de réduire ce déficit.
Budget voté le 27 mars
En 2025, un groupe de travail sera créé pour réfléchir avec le Département aux possibilités de faire évoluer la structure afin qu’elle réponde aux attentes des résidents tout en gardant un déficit contenu.
La collectivité votera son budget primitif 2025 jeudi 27 mars à 18 h 30 à Montval-sur-Loir, au siège.
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