François Bayrou va donc rester Premier ministre. Sans surprise, le texte déposé par les socialistes à l’Assemblée nationale a été rejeté, la majorité n’ayant pas été atteinte. La motion de censure « spontanée » des députés PS n’est donc pas adoptée, et le gouvernement peut rester en place.
Avec ce 49.2, le PS entendait notamment protester contre les propos du Premier ministre sur un « sentiment de submersion » migratoire en France, empruntés selon lui à l’extrême-droite.
181 voix pour
La majorité requise pour l’adoption de cette motion (et pour faire tomber le gouvernement) était de 289 voix. Seulement 181 députés ont voté pour le texte déposé par le socialiste Boris Vallaud et 59 de ses collègues.
C’est la sixième motion de censure à laquelle réchappe François Bayrou depuis son arrivée à la tête du gouvernement il y a deux mois. Une première avait échoué le 16 janvier, deux jours après la déclaration de politique générale du Premier ministre.
Quatre autres ont été examinées dans le cadre de l’examen au Parlement du projet de loi de finances pour 2025 (PLF) et celui du financement de la Sécurité sociale (PLFSS) – sans succès.
Peu de chance d’aboutir
La motion de censure du PS dite « spontanée », sans lien avec un texte de loi et déposée dans le cadre de l’article 49.2 de la Constitution, avait peu de chances d’aboutir alors que le Rassemblement national, troisième force politique à l’Assemblée nationale, avait prévenu qu’il ne censurerait pas l’exécutif.
Les socialistes, qui ont choisi de ne pas voter les précédentes motions de censure déposées par la France insoumise (LFI), avaient décidé de protester via cette motion de censure sur la politique du gouvernement, notamment en matière d’immigration.
« On ne saurait accepter que l’extrême droite inspire les lois ou pire encore les dicte », était-il indiqué dans le texte de la motion.
Affaire Bétharram dans le viseur
Celle-ci mentionnait aussi l’affaire Notre-Dame-de-Bétharram dans laquelle est empêtré François Bayrou depuis plusieurs jours.
Le chef du gouvernement est accusé par l’opposition de gauche d’avoir menti en disant avoir ignoré dans les années 1990 des cas de maltraitance dans cet établissement scolaire privé proche de Pau, ville dont il est maire.
François Bayrou, qui a reçu samedi un collectif des victimes de violences et agressions sexuelles au sein de l’établissement, répète n’avoir rien à se reprocher.
Avec AFP
Source link