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l’ancien gendarme géolocalisait sa compagne avec un traceur

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« Je m’en veux beaucoup. J’ai fait des choses inexcusables. » Son procès venait à peine de commencer que le prévenu, 43 ans, a fondu en larmes. Mardi 4 mars 2025, il a comparu au tribunal de Quimper (Finistère) pour deux épisodes de violences sur sa compagne.

Une claque sur les fesses

Le plus récent a lieu le 1er mars au domicile du couple, à Quimper. Peu avant 16h, une énième dispute avait éclaté. Entre eux, il y a de la jalousie. « On l’a compris, chacun fouillait dans le téléphone de l’autre », a résumé le procureur.

Madame a annoncé la fin de leur relation. Son concubin avait bu du whisky. Il se serait alors emporté. Il l’aurait bousculée, attrapée par un bras puis lui aurait donné « une claque forte sur les fesses ».

La jeune femme est tombée dans l’escalier ; elle a eu deux jours d’incapacité totale de travail. L’homme a d’abord tout nié en bloc face aux policiers. Il a fini par reconnaître « des gestes violents » au tribunal.

Ce n’est ni un bourreau ni un monstre. Aujourd’hui, il mesure sa responsabilité.

L’avocate de la défense.

Jalousie

Les violences n’étaient pas une première en un peu plus d’un an de vie commune. En mars 2024, en plein milieu de la nuit, toujours sur fond de jalousie, le prévenu avait jeté une chaise qui avait atterri près de sa compagne. Cette dernière avait voulu partir. « Vous avez balancé sa valise, elle l’a reçue sur les jambes », a rapporté la présidente. Pour la défense, « c’était involontaire ».

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Lors de son passage aux urgences, Madame s’était toutefois vue prescrire deux jours d’incapacité totale de travail.

Au cours des débats, il est ressorti que le prévenu avait installé un traceur pour géolocaliser sa compagne. Il s’en est expliqué : « J’ai fait ça car elle était déjà partie pendant un mois et demi. Comme ça, du jour au lendemain. » Par le passé, il y avait eu « deux séparations ».

Déjà condamné pour violences conjugales

La présidente a rappelé qu’il avait une seule condamnation pour violences conjugales. C’était en 2020. « Il n’a eu que 500 euros d’amende et a dû faire un stage de sensibilisation », a précisé la défense.

L’homme est à la tête d’une entreprise artisanale. Par le passé, il a été gendarme pendant six ans.

Il donne le change grâce à sa situation. Mais le comportement de Monsieur est inquiétant. Et tout ce qu’il fait, c’est noyer le poisson.

L’avocate de la partie civile.

Six mois avec sursis

Le procureur a rejoint ses observations, mais s’en est tenu à « six ou huit mois d’emprisonnement avec sursis ».

Le tribunal a suivi les réquisitions. L’homme a écopé de six mois avec sursis. Il a interdiction de contact avec la victime, de paraître à son domicile et sur son lieu de travail pendant trois ans. Il a enfin été condamné à lui verser 1000 euros de dommages et intérêts.



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