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la SNCF jugée à Lille

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C’est un drame qui a marqué les esprits. En octobre 2016, un adolescent de 15 ans est décédé à Wavrin (Nord), fauché par un train, alors qu’il traversait un passage à niveau. La SNCF est passée devant le tribunal, à Lille (Nord), mercredi 26 mars 2025 pour « homicide involontaire par personne morale ».

Les parents aux côtés d’une vingtaine de proches au procès

Selon l’enquête, il est reproché à SNCF Mobilités et SNCF Réseau d’avoir « involontairement causé la mort » de l’adolescent, notamment par « négligence » ou « manquement à une obligation de sécurité ». Les deux entités avaient été mises en examen pour homicide involontaire en avril 2022.

Les parents de l’adolescent, qui se sont constitués partie civile, étaient présents à l’ouverture du procès devant le tribunal correctionnel, accompagnés par une vingtaine de proches. À l’issue de cette journée d’audience, la décision devrait être mise en délibéré.

Le 17 octobre 2016 au matin, Nicolas Cottin, alors âgé de 15 ans, a été mortellement percuté par un TER alors qu’il traversait le passage à niveau de Wavrin pour prendre le train qui devait l’emmener au lycée.

Son TER était légèrement en avance sur son horaire et Nicolas, qui « ne voulait pas le louper » pour ne pas être en retard dans son nouveau lycée, était obligé d’emprunter ce passage à niveau pour accéder au quai d’où partait son train, a expliqué à l’AFP Denis Cottin, le père de la victime, avant l’ouverture du procès.

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Des aménagements « insuffisants » depuis le drame

Selon les parents de Nicolas, les demi-barrières pour les voitures étaient alors abaissées mais le passage des piétons restait possible sur le côté. « S’il y avait eu quatre demi-barrières ou un passage sous-terrain, Nicolas serait encore là », a affirmé son père.

Pour la famille, qui se bat depuis pour faire mieux sécuriser ce passage à niveau, les travaux effectués depuis l’accident – l’installation d’une barrière piétonne – restent très insuffisants. Elle réclame la construction d’un passage sous-terrain.

Denis Cottin espère que son fils sera reconnu « victime d’un défaut de sécurisation du réseau secondaire », qu’il accuse d’être « le parent pauvre du réseau » ferroviaire.

En 2019, les sociétés SNCF Mobilités et SNCF Réseau avaient été condamnées à verser 300 000 euros d’amende chacune en raison de la « dangerosité avérée » d’un passage à niveau à Saint-Médard-sur-Ille (Ille-et-Vilaine), où une collision entre un poids lourd et un TER avait fait trois morts et 61 blessés.

LAS/ETB – Source : AFP



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