« En 2026, je ne repartirai pas », a annoncé Sophie Bézier, maire de Pleurtuit (Ille-et-Vilaine) mardi 25 février 2025, à la fin du conseil municipal. « Je voudrais demander aux habitants de m’excuser s’ils ont pu penser que mes problèmes personnels ont pu entacher l’image de Pleurtuit », souligne Sophie Bézier.
Deux affaires judiciaires
On sait que ce reproche a pu être exprimé, notamment par les élus de la minorité, certains allant jusqu’à demander sa démission en tant que maire, suite à deux affaires judiciaires.
Pour rappel, en mars 2024, dans une affaire privée de travail dissimulé, Sophie Bézier a été condamnée, à la suite d’une procédure de « plaider coupable », à du sursis et une amende.
Dans une seconde affaire privée de subordination de témoin, la cour d’appel de Rennes a prononcé à son encontre, en septembre 2024, une peine de sursis et d’inéligibilité : Sophie Bézier s’est pourvue en cassation.
« Je continue à nier les faits »
L’édile poursuivait par un deuxième point qui lui tenait à cœur : « J’ai toujours défendu des choses qui me sont chères ; l’équité, l’écoute, et la justice. Et c’est par esprit de justice que je suis partie en cassation… Pas pour gagner du temps… Tout simplement parce que je continue à nier les faits qui me sont reprochés. Je ne comprends pas, tout simplement. C’est pour cela que je vais en cassation. Parce que je crois en la justice. »
« Je tiens le coup »
Un silence profond régnait sur le conseil municipal, en écho respectueux et empathique à l’émotion à peine contenue de l’élue ou, plutôt, de l’être que chacun sentait blessé. Et qui poursuivait malgré tout : « Je tiens le coup, parce que mon équipe m’a demandé de le faire. Et parce que je suis quelqu’un qui s’engage et tient ses engagements. J’irai donc jusqu’au bout de ce mandat. En tout cas aussi loin que je peux aller. Mais en 2026, je ne repartirai pas. »
« Hâte de retomber dans l’anonymat »
Ferme dans sa décision, allant jusqu’à prier qu’on arrête de lui demander de se représenter, Sophie Bézier a tenu à remercier, à plusieurs reprises, les Pleurtuisiens – pour lesquels elle a toujours été à l’écoute, aidant dès qu’elle le pouvait – et son équipe « qui a toujours été libre. Avec chacun et avec les agents, je n’ai rien imposé et nous avons co-construit nos projets… »
Pour autant, malgré toutes « les belles rencontres » qui ont aussi fait l’intérêt de son mandat, la décision est inéluctable et Sophie Bézier dit « avoir hâte de retomber dans l’anonymat. Pour préserver sa famille, ses amis, et puis moi, aussi. Et surtout ma liberté ».
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