Pour l’instant, le presbytère de Boussay ne sera pas démoli. Le permis qui ordonnait sa déconstruction, prévue lors des dernières vacances scolaires en février, était entâché d’une irrégularité. C’est en tout cas, ce qu’estime le juge des référés du tribunal administratif de Nantes qui avait été saisi par l’association d’histoire locale et de défense du patrimoine les Amis boussirons à travers les âges et la structure nationale Sites et monuments. Dans son ordonnance du 27 mars 2025, il pointe un vice de procédure. En effet, la maire, Véronique Neau-Redois, n’était pas habilitée, seule, à prendre cet arrêté. Elle aurait dû le soumettre à son conseil municipal.
« Dont acte », indique ce vendredi, l’élue à la rédaction de l’Hebdo de Sèvre et Maine.
On a appris cette décision juste avant notre séance de conseil municipal. On va régulariser les choses et procédé dans le bon ordre.
Un avenir en pointillé
Et après ? La municipalité pourra-t-elle pour autant faire venir les bulldozers ?
On va faire le point avec notre avocat pour éplucher l’ensemble du jugement. Mais en tout cas, le tribunal n’a pas retenu l’erreur manifeste d’appréciation de notre part. Cela signifie, contrairement à ce qu’on a voulu nous faire croire, qu’on n’a pas traité le dossier par-dessus la jambe. L’idée première était bien de conserver cette bâtisse. C’est bien ce qu’ont travaillé les architectes qui ont dessiné les plans de la future école publique. Mais le manque d’espace pour sa construction et surtout le coût exorbitant de sa réhabilitation (900 000 euros minimum), ont entraîné une autre solution.
Pour la partie adverse, l’avenir est écrit.
Il y aura un jugement sur le fond d’ici deux ans minimum. Je ne vois pas comment elle ne pourrait pas attendre ce délai. On aurait préféré que le juge s’intéresse aux éléments patrimoniaux. Qu’il y avait un intérêt à les conserver. On attendra donc pour cela. mais c’est déjà une victoire. Mes clients sont satisfaisants.
Une nouvelle audience aura lieu.
La subvention à l’association supprimée
La commune s’est consolée en lisant dans le rapport que l’intérêt à agir en justice par l’association les Amis de Boussay à travers les âges n’était pas démontré.
Un maigre soulagement pour une collectivité qui a avoué avoir dépensé 6 000 euros avec les frais d’avocat des deux parties qu’elle doit prendre à sa charge.
Les élus du conseil municipal ont, en conséquence, refusé d’attribuer les 150 euros de subventions à l’association locale, lors du vote du budget ce jeudi soir.
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