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la condamnation de Guerric Jehanno est maintenant définitive

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La condamnation l’an dernier de Guerric Jehanno pour le viol et le meurtre d’Amandine Estrabaud, qui avait disparu en 2013 dans le Tarn, est désormais définitive annonce la cour de cassation.

« Il ne s’agit pas d’un rejet mais d’une non-admission du pourvoi », précise la cour de cassation à Actu Occitanie, avant d’ajouter : « Cependant l’effet est le même : l’arrêt attaqué est définitif ».

Condamné trois fois à la même peine

Guerric Jehanno, qui clamait encore son innocence, souhaitait en effet que son cas soit revu par la justice. Ce ne sera pas possible. Placé en détention provisoire trois ans après les faits, il avait écopé, à trois reprises, de 30 ans de réclusion criminelle. En 2020, à Albi (Tarn). Puis en 2021, en appel à Toulouse (Haute-Garonne). Et enfin, début 2024 à Montauban (Tarn-et-Garonne).

Une affaire qui a marqué le Tarn avant Jubillar

L’affaire Estrabaud, c’est l’une des affaires les plus marquantes du Tarn depuis le début du XXIe siècle. Une affaire sans corps, mais avec un suspect. Et une condamnation à la clé donc. Quelques années avant la très médiatique affaire Jubillar.

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Le 18 juin 2013, Amandine, 30 ans quittait le lycée professionnel Anne-Veaute de Castres, où elle travaillait comme surveillante, pour rentrer à pied à son domicile de Roquecourbe. Une marche d’environ 13 km. Une voisine la voyait arriver chez elle à bord d’un fourgon blanc, dont le conducteur la suivait à l’intérieur. Sa dernière trace de vie connue.

Après plusieurs années d’enquête, les gendarmes de la SR de Toulouse (Section de recherche) se concentraient sur un artisan du bâtiment, Guerric Jehanno. Il avait été en classe avec le frère d’Amandine, et travaillait sur deux chantiers proches de chez la victime le jour de l’enlèvement supposé. C’était le seul suspect.

En prison depuis 2016

Le faisceau d’indices avait mené à sa mise en examen et à son placement en détention provisoire en 2016. Puis à sa condamnation en première instance, à Albi (Tarn), quatre ans plus tard, en 2020, malgré ses dénégations. 30 ans de réclusion criminelle. Une peine renouvelée en appel à Toulouse l’année suivante. Son alibi ne tenait ni pour les enquêteurs, ni pour la cour.

La Cour de cassation avait invalidé le verdict de la cour d’assises d’appel de Haute-Garonne à la faveur d’un mot oublié lors de sa rédaction. Un vice de forme conduisant à un nouveau procès en appel, à Montauban, en janvier 2024. Avec, encore et toujours la même peine.

Il n’y aura pas de quatrième audience aux assises, de procès en cassation. Guerric Jehanno reste en prison. Et le corps d’Amandine n’a jamais été retrouvé.



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