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Joël Le Scouarnec prêt à « assumer » des viols qu’il dissimulait

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Jugé pour des viols et agressions sexuelles sur près de 300 patients, Joël Le Scouarnec a affirmé lundi 3 mars 2025 être prêt à « assumer » certains viols qu’il dissimulait jusqu’à présent mais multiplie les trous de mémoire.

« Je veux assumer ma responsabilité »

« J’ai menti à tout le monde (…) Aujourd’hui, je veux assumer ma responsabilité quelle que soit la nature de ce que j’ai pu faire », a dit Joël Le Scouarnec, âgé de 74 ans, après avoir évoqué, sans plus de précision, « certains faits de viols que j’ai voulu cacher, nier ».

Avant lui, le gendarme qui dirigeait l’enquête a été longuement interrogé sur les fichiers dans lesquels l’accusé répertoriait méticuleusement les violences sexuelles commises sur ses patients, dont la moyenne d’âge est de 11 ans.

Des victimes souvent endormies

Beaucoup étaient endormis ou en phase de réveil au moment des faits et les enquêteurs ont admis la semaine dernière qu’ils n’avaient sans doute pas pu identifier toutes les victimes.

Si Joël Le Scouarnec a avoué durant l’enquête une partie des faits de viols (touchers rectaux) sur des garçons, il n’a reconnu que des agressions sexuelles sur des filles, a relevé le gendarme appelé à la barre.

Interrogé sur ses écrits faisant état de viols de petites filles, l’accusé a expliqué « qu’il s’agissait soit d’une exagération de sa part, soit d’un fantasme », a rappelé le directeur d’enquête.

Vidéos :

Ces journaux intimes avaient été retrouvés par les enquêteurs dans ses ordinateurs lors de son interpellation en 2017 après une plainte pour viol sur une voisine de six ans.

Décapitation et chambre à gaz

Outre un grand nombre d’images pédocriminelles, « des photos et vidéos de toutes sortes » ont été retrouvées sur les disques durs.

« Il visionnait des images très violentes, de pendaison, de décapitation de personnes humaines », a déclaré le directeur d’enquête, qui mentionne également « des actes de cruauté envers les animaux ».

À cette évocation, Joël Le Scouarnec, bouche pincée et visage figé, se courbe dans le box des accusés, ne laissant dépasser que son crâne chauve couronné de cheveux blancs.

L’avocat général, Stéphane Kellenberger, lit alors l’extrait glaçant d’un carnet, où l’accusé consigne avoir regardé un documentaire sur les rescapés d’un camp de concentration nazi : « on voit des hommes, des femmes et des enfants complètement nus se diriger vers la chambre à gaz ».

Joël Le Scouarnec écrit avoir dans la foulée « été rejoindre sa petite Sonia« , l’une des nombreuses poupées enfantines qui lui servaient d’accessoires sexuels, pour se masturber sur elle.

L’interrogatoire de personnalité de l’accusé se poursuit mardi 4 mars 2025, avant son audition sur les faits et ses carnets.

Avec AFP.



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