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« J’ai peur de me garer dans la rue »

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« J’ai peur de me garer dans la rue », explique l’une des nombreuses victimes de cette série de dégradations sur des voitures à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine).
Une trentaine de véhicules ont été vandalisés entre février 2024 et juin 2024, principalement sur le parking de la Résistance et la rue Henri Lemarié à Paramé. 67 personnes ont déposé plainte pour des vols et dommages divers.

De nombreux vols dans les voitures

Ces dégradations étalées dans le temps avaient suscité l’inquiétude des habitants du quartier à l’époque. Des enquêtes de voisinage avaient été réalisées et les policiers avaient fini par arrêter deux jeunes âgés de 19 ans et 21 ans.

Ils ont été jugés par le tribunal de Saint-Malo jeudi 27 mars 2025.

La présidente a énuméré une longue liste de marques de voitures : Renault Mégane, Twingo, Opel Corsa, Mercedes, Citroën C3, Seat Ibiza, Peugeot 208 et 308, Golf, Ford Fiesta, Nissan.

Ils embarquaient un peu de tout, de l’argent en liquide, une doudoune, un sweat, une paire de lunettes, un chargeur de portable, quatre bouteilles de champagne, un jeu vidéo, une combinaison de plongée. Ils ont aussi dérobé un sac à main avec une carte bancaire…

Avec des boules de pétanque

Les jeunes gens ont commencé par des tags puis des vols dans des voitures déjà ouvertes. Ils ont ensuite brisé les vitres des voitures. Il y a eu aussi des coups de couteau dans la capote d’une Audi.

Vidéos :

Dans la majorité des cas, ils ont utilisé un bris de glace pour casser les vitres et parfois même des boules de pétanque. « Je m’ennuyais. Dégrader des véhicules a provoqué de l’adrénaline », explique l’un des auteurs des faits. Il a continué pour avoir sa dose.

« On ne se sent plus en sécurité »

Les victimes des dégradations disent avoir subi « un stress immense ». « On ne se sent plus en sécurité. Je loue un parking privé avec un garage maintenant . » Une dame n’a pas pu utiliser sa voiture pendant un mois. « J’avais un mariage à Orléans. J’ai pris le train pour y aller. » 

Les deux prévenus n’ont pas reconnu tous les délits reprochés par la justice. Ils ont été relaxés pour certains faits. Le tribunal de Saint-Malo les condamne à 400 heures de travaux d’intérêt général à effectuer dans les 18 mois sous peine de partir en prison. Ils devront indemniser une partie des victimes.



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