« Ce budget est le sixième et le dernier que nous présentons sur ce mandat, mais ce n’est pas le dernier de notre commune. » C’est par une introduction un brin solennelle que la maire de Nailloux, Lison Gleyses, et son adjointe chargée des finances, Charlotte Cabaner, ont ouvert le conseil municipal de ce jeudi 20 mars 2025. Une réunion qui revêtait un caractère un quelque peu spécial – « essentiel », même, selon la première magistrate de la ville – du fait de ce sujet inscrit à l’ordre du jour : le vote du budget pour l’exercice à venir. En l’occurrence donc, le dernier de la mandature. « Les finances de Nailloux sont saines, ce qui va permettre aux équipes suivantes de continuer à faire de belles choses », anticipait la première adjointe.
11 millions d’euros investis sur le mandat
Mais avant d’aller plus loin dans son propos, Charlotte Cabaner s’autorisait un dernier coup d’œil en arrière : « Cela fait plaisir de voir que ces cinq dernières années n’ont pas été linéaires et lisses. Nous avons investi près de 11 millions d’euros sur ce mandat. Ce n’est pas une paille, admettait-elle. Surtout dans ce contexte de crise économique, politique, humaine et budgétaire qui n’est visiblement pas près de se terminer. » Un contexte qu’elle évoquait déjà au moment de présenter le Débat d’orientation budgétaire (DOB), un mois plus tôt.
« Ce budget a été construit à partir d’hypothèses pessimistes, mais réalistes, notait-elle. Le but est de nous préparer au pire, tout en vivant le meilleur. » Et en gardant des finances « à l’équilibre », tant en section de fonctionnement que d’investissement. Avec une enveloppe d’un peu plus de 6 millions d’euros pour l’une et de 2,6 millions pour l’autre. « Nous sommes parvenus à réduire de 5,26 % nos dépenses de fonctionnement par rapport à 2024 », se félicitait l’élue.
« Nous rêvons à hauteur de ce que nous pouvons faire »
Mais c’est surtout du côté des investissements que l’attention s’est portée. « Que ce soit clair : on n’a pas fait quelque chose de beau juste pour la fin du mandat ou pour le Tour de France, comme j’ai déjà pu l’entendre. C’est de l’ineptie de dire ce genre de choses, clarifiait la première adjointe au maire. Si les investissements arrivent en fin de mandat, c’est parce que cela se travaille. » « Nous accélérons la dernière année, ce qui est loin d’être choquant, car il faut terminer ce que nous avons commencé », soutenait son collègue Marc Métifeu.
Charlotte Cabaner le reconnaît : la municipalité va, en 2025, « se concentrer sur peu de projets ». « Nous rêvons à hauteur de ce que nous pouvons faire. » Une enveloppe totale de 2 603 286,99 € est inscrite à la ligne des dépenses d’investissement. Dont un peu plus de 1,8 million d’euros consacré à l’effort d’équipement avec, entre autres, la finalisation des travaux d’aménagement de la rue de la République, l’optimisation de l’enveloppe thermique et des conditions d’accueil à la mairie (260 000 €), la digitalisation des espaces et des pratiques, mais également d’autres besoins de services (200 000 €) et la voirie (200 000 €). « Nos projets deviennent enfin réalité », ponctuait-elle.
Une fiscalité stable pour 2025
Le tout, sans toucher aux taux d’imposition. « C’était une promesse de campagne et nous l’avons tenue : nous avons travaillé sur des taux à l’identique. » Ces derniers restent donc inchangés en 2025, que ce soit pour la taxe foncière sur les propriétés bâties (47,33 %), sur les propriétés non bâties (101,28 %) ou la taxe d’habitation sur les résidences secondaires (18,62 %).
Et côté dette ? Elle s’élève à un peu plus de 3,4 millions d’euros. « La dette de la ville est saine et sécurisée », analyse Charlotte Cabaner. Et ce, même si elle a été « augmentée de 15 % durant le mandat pour permettre réalisations budgétaires ». « Ces réalisations étaient nécessaires, nous ne les avons pas faites pour nous faire plaisir », assénait-elle. Avant de conclure : « Nous avons élaboré un budget qui puisse absorber le pire des scénarios possibles – sauf peut-être la guerre -, le but étant que l’on puisse continuer à vivre dans notre commune. » Un budget adopté à l’unanimité par l’assemblée.
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