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Interview. « Continuer à grandir sereinement » : Alençon

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Les organisateurs ont transformé l’essai !

Un an après avoir relancé la classique ornaise, l’édition 2025 de la course Alençon – La Croix Médavy a offert un joli spectacle sportif, avec des chronos époustouflants.

Au-delà de ces performances, les organisateurs (A3 Alençon et ASPTT) apprécient surtout de conserver l’aspect populaire et fédérateur de ce rendez-vous sportif qui aurait pu disparaître.

Ils comptent bien revenir encore plus fort en 2026, notamment en augmentant le nombre de coureurs sur la ligne de départ.

Lors de la remise des récompenses, Gérard Pottier, directeur de la course, a avancé l’ambition d’ouvrir la course à 3 000 coureurs l’année prochaine, contre 2 500 cette année.

Clément Doguet, responsable régional de l’ASPTT, revient sur l’édition 2025 et évoque 2026.

Vidéos :

L’Orne Hebdo : Pour la 2e édition d’Alençon – La Croix-Médavy, un record de participation, un record de chrono… Tout s’est passé comme vous pouviez l’espérer ?

Clément Doguet : J’ai même envie de dire que tout s’est extrêmement bien passé ! Au-delà des chronos, au-delà du beau temps, on a eu aussi une équipe de bénévoles qui continue de nous soutenir, nos partenaires également. Les sportifs comme les spectateurs repartent avec le sourire, donc c’est une vraie réussite.

On va pouvoir continuer à grandir sereinement, parce que c’est bien là l’objectif, pas de rester sur ses acquis. Même si ce que l’on a fait cette année est déjà très bien.

2 500 coureurs ont pris le départ d’Alençon – La Croix Médavy 2025. ©Antoine Sauvêtre/L’Orne Hebdo

L’Orne Hebdo : Un mot sur l’aspect sportif, avec un duel incroyable et des temps qui rappellent ceux enregistrés lors de la venue de coureurs étrangers.

Clément Doguet : C’est vrai que cela met un peu de piment à la course. C’est important. Cela fait partie de la chose.

C’est une course qui est accessible, mais où il y a aussi de la performance. On l’a vu avec la remontée de Quentin Cornu sur la fin de la course qui a permis de faire monter la sauce. À l’arrivée, ça se joue à moins de dix secondes. C’est un moment super pour le public, qui vit ces émotions en même temps que les coureurs.

Quentin Cornu, lors de l'ascension.
Quentin Cornu, lors de l’ascension. ©Antoine Sauvêtre/L’Orne Hebdo

Cette année, nous n’avons pas eu de Kényans. Nous avons eu des sollicitations. On n’y a pas répondu favorablement, car nous n’étions pas dedans au niveau des délais. Mais peut-être qu’à l’avenir, il y aura à nouveau des étrangers à revenir sur la course. Malgré tout, cela fait plaisir que ce soit des locaux qui s’imprègnent de la course et qui la fasse vivre. C’est important.

L’Orne Hebdo : Des performances comme celles de cette édition peuvent-elles attirer des coureurs de très haut niveau ?

Clément Doguet : Il y a les performances qui comptent, bien sûr. Il y a aussi les récompenses, on ne va pas se le cacher. Nous, l’idée est de rester sur quelque chose de cohérent.

Mais c’est vrai que de voir le chrono qui s’abaisse, ça veut aussi dire que les gens s’entraînent spécifiquement pour cette course atypique. Donc c’est vraiment un truc super sur l’aspect sportif, compétitif. On a envie de continuer comme ça et que les chronos descendent encore plus bas. Si on peut descendre en dessous des 48 minutes, ce serait extraordinaire.

L’Orne Hebdo : Il y avait encore beaucoup de monde sur le bord de la route. On s’en doutait pour la première édition, qui était très attendue. Constater que la course reste populaire auprès du public, c’est certainement une autre satisfaction ?

Clément Doguet : Il y avait énormément de monde du début jusqu’à la fin. Au départ, sur le relais, sur l’arrivée, c’était même noir de monde !

C’est quelque chose qui fait chaud au cœur, car on se dit que ce n’est pas uniquement une organisation. C’est aussi soutenu par la population locale, qui veut encourager, qui veut soutenir. Sans cela, les coureurs ne pourraient pas se donner autant, car on connaît la difficulté de l’épreuve.

Une ambiance de Tour de France dans les derniers mètres !
Une ambiance de Tour de France dans les derniers mètres ! ©Karina Pujeolle/L’Orne Hebdo

L’Orne Hebdo : L’année prochaine, on augmente encore un peu la jauge de coureurs ?

Clément Doguet : On ne peut pas encore dire les chiffres, mais oui, on va l’augmenter cette jauge.

On aurait pu aller beaucoup plus haut cette année, mais comme on l’a dit, on doit grandir progressivement, ne pas faire n’importe quoi, ne pas griller les étapes. L’idée est d’y aller doucement, au fur et à mesure. On devrait pouvoir annoncer assez rapidement des chiffres pour la prochaine édition.

Ce n’est pas le cas pour le moment car il faut encore faire le bilan de cette édition. Mais oui, on va aller chercher encore un peu plus loin.



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