Le 8 novembre 2023, une fillette de 9 ans était venue dormir chez sa grand-mère, à Gorges, où de nombreuses personnes étaient également invitées une soirée alcoolisée. Parmi eux, se trouvait un homme qu’elle hébergeait depuis plus d’un an.
Alors que la fillette était partie se coucher dans le lit de sa grand-mère, elle avait été réveillée en pleine nuit par cet homme de 47 ans, en capuche, qui la caressait au niveau du sexe. Consciente de « l’anormalité de la situation », l’enfant avait essayé de réveiller sa grand-mère, mais sans succès. Elle avait alors prononcé le prénom de ce dernier, qui avait « redressé la tête » et lui avait jeté « un regard noir » avant de partir.
Le lendemain, de retour chez ses parents, l’enfant s’était confié à sa mère à propos de cet homme qui « titubait » et « se cognait contre les murs » : il avait « contourné le lit » de sa grand-mère, s’était approché d’elle et l’avait « touchée là », avait-elle raconté en indiquant l’intérieur de ses cuisses.
La grand-mère dément
Entendue, la grand-mère avait réfuté la possibilité d’un tel scénario : sa petite-fille « complique les choses » et aurait pu être influencée par « le passé » de sa mère, alors qu’elle-même a le « sommeil léger » et qu’elle se serait nécessairement réveillée en pareille situation. Son hôte n’avait par ailleurs « pas bu » à cause de « son asthme ».
Le prévenu, dont le casier judiciaire comporte huit mentions, avait lui aussi réfuté ces accusations de cette fillette « jalouse » et « menteuse » :
Je n’ai strictement rien fait et tout est entièrement faux.
15 mois de prison ferme
Reste que le grand frère de la victime se souvient avoir vu le quadragénaire « nu », entrant dans la chambre de sa grand-mère et jetant violemment la femme hors du lit… Une personne « pas rassurante », résume le procureur de la République. Les déclarations de la fillette sont quant à elles « invariées » et le discours de la grand-mère est à « écarter » au vu de ses incohérences, notamment quant à l’absence de consommation d’alcool qui a été démentie par le prévenu lui-même. Il avait donc requis un an de prison ferme et un autre avec sursis.
Le tribunal correctionnel de Nantes a, finalement, condamné l’accusé, à quinze mois de prison ferme, à l’interdiction d’exercer toute activité en lien avec les mineurs, d’entrer en contact avec la victime et ses parents, d’entrer en contact avec n’importe quel mineur et à verser 6 500 euros de dommages-intérêts aux parties civiles.
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