Quand les Dupont, Ramos, Mauvaka ou Cros ne sont pas là durant les périodes de doublons, Toulouse peut compter sur un effectif XXL, entre coups de recrutement bien sentis ou jeunes issus de la formation. Parmi tout ce beau monde, un Juan Cruz Mallia ô combien précieux, qui a toujours su répondre présent quelle que soit l’attente du staff. « C’est un peu le Messi du rugby », a lâché, subjugué, le 3e ligne Mathis Castro-Ferreira. Jean Bouilhou, l’entraîneur des avants, n’a pas tari d’éloges sur un élément que le staff toulousain « ne découvre pas aujourd’hui ».
Juan Cruz Mallia n’a peut-être jamais été aussi fort
À 28 ans, Juan Cruz Mallia dispute sa 5e saison au Stade Toulousain. Plus le temps passe, et plus le talent de l’Argentin ne cesse d’impressionner. « On ne le découvre pas aujourd’hui, il a joué beaucoup de matchs importants ces dernières saisons, et ce à n’importe quel poste, c’est exceptionnel pour le mentionner », tempère Jean Bouilhou.
« Juan Cruz, c’est un garçon essentiel dans notre effectif », appuie l’entraîneur des avants. Si cela n’a peut-être pas sauté de suite aux yeux des gens, l’Argentin a très vite gagné la confiance du staff toulousain. Outre sa polyvalence, son talent a fait mouche. Dès sa première année, il est titulaire en finale de Champions Cup (essai décisif) et en finale de Top 14. La première en tant que centre, la seconde sur l’aile droite.
Bien sûr, on n’a pas découvert dernièrement contre Montpellier ou Clermont que Mallia était doué. Mais honnêtement, on se demande si le couteau suisse toulousain, qui peut aussi bien jouer ouvreur, centre, ailier ou arrière, n’a jamais été aussi fort que lors de ces dernières sorties.
Il rend les autres meilleurs
Face à Bayonne le week-end, Juan Cruz Mallia a gratifié le public d’Ernest-Wallon d’une performance magnifique. Auteur du premier essai, l’Argentin est déterminant avec une improbable course en travers qui a mis sur orbite la fusée Nelson Epée juste avant la pause. Très fort individuellement parlant, Mallia sait aussi bonifier autour de lui.
« C’est un joueur tellement brillant sur le terrain : il a cette capacité à rendre les joueurs autour de lui meilleurs », confirme Bouilhou. « Au-delà de sa performance personnelle, on sent qu’autour de lui rayonnent d’autres joueurs. C’est la marque des grands ».
« Le Messi du rugby »
Subjugué par le talent et les coups d’éclat de son coéquipier, Mathis Castro Ferreira n’y allait pas par quatre chemins dans les coursives d’Ernest-Wallon. « C’est un peu le Messi du rugby ».
« Je remercie Mathis, mais il exagère un peu. Je crois que la seule similitude qu’il y a entre nous, c’est que nous sommes argentins, c’est tout », a répondu Juan Cruz Mallia, avec une certaine forme de pudeur. Ou bien la volonté de rester un peu dans l’ombre. « Il mériterait pourtant d’être plus mis en lumière, c’est un joueur incroyable », relève Bouilhou. C’est peu de le dire…
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