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il joue à la pétanque pour ses 40 ans, un voisin le menace avec un pistolet

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Le samedi 3 août 2024, la victime qui fêtait ses quarante ans entourée de ses proches s’est retrouvée avec un pistolet sur la tempe, son voisin s’estimant gêné par le bruit.

Le prévenu calme qui s’avance à la barre du tribunal correctionnel de Saint-Nazaire le jeudi 13 mars n’a rien à voir avec celui qui est décrit lors de l’instruction. Et pourtant, c’est bien à cause de lui, apparemment, que beaucoup de gens de son village, à Pornic (Loire-Atlantique) ont préféré déménager et que les gendarmes ont été appelés pour des violences ce samedi 3 août, aux environs de 21 h. Le conflit de voisinage ne datait pas hier.

Il a fait vrombir sa moto

Le sexagénaire a reconnu en grande partie les faits. Ce soir-là, alors que son épouse vient de quitter le domicile, car elle travaille de nuit, il demande aux joueurs de boules du terrain voisin de faire moins de bruit. Il fait lui-même vrombir sa moto, ce qui serait récurrent vraisemblablement. Il monte ensuite sur la palissade.

Le quadragénaire le repousse, le voisin chute, rentre à son domicile, puis revient. Il a une main dans le dos. Le quadragénaire et un ami le retiennent. Son bras gauche est alors coincé sous la palissade et l’arme tombe de son bras droit. Il s’agit d’un pistolet à air comprimé que récupère l’ami.

C’est la panique. Les jeunes enfants du couple crient, leur maman les fait entrer dans la maison.

« Je suis désolé, c’est comme ça »

À la barre, l’homme explique qu’à la suite d’un accident vasculaire cérébral (AVC), il y a quelques années, il est resté « diminué ».

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Il parle faiblement, a du mal à se mouvoir, et se pose en victime : « Je voulais dormir, je me suis adressé à Madame, puisque Monsieur ne voulait plus que je lui parle. Il est venu avec un air méchant, m’a poussé dans le vide, j’ai eu beaucoup de mal à me relever ». Il poursuit : « J’avais peur, c’est monté de toutes pièces, on veut me détruire ».

Il précise qu’il est incapable de tenir une arme, mais il est contredit par les témoins. Il dit regretter notamment au regard des enfants.

C’est une idiotie de ma part, je ne passe pas une journée sans y penser.

Le prévenu

Sur l’insistance du président, il admet être plus irritable depuis son AVC, et conclut : « Je suis désolé, c’est comme ça ! »

« Le paroxysme de l’enfer »

Sur le banc des victimes, la jeune femme tremble et fait souvent non de la tête. Son compagnon réagit : « On s’est cramponné, il est tombé. Ensuite, il s’est précipité sur moi et a sorti son arme ».

Me Géraldine Leduc prend la relève : « À chaque fois que mes clients reçoivent, c’est la même chose. Ce plus proche voisin n’hésite pas à faire démarrer sa moto, faire ronfler le moteur de façon récurrente. Cette fois-là, c’est le paroxysme de l’enfer qu’ils ont vécu ».

Elle ajoute : « Mains courantes, médiation, rien ne l’a fait changer ». Et martèle : « Il ressent une certaine jouissance à faire du mal, à faire peur ».

Conséquences : le couple a eu un arrêt de travail de quinze jours, a toujours un suivi psychologique et a mis, avec regrets, sa maison en vente.

Les enfants ont été traumatisés d’avoir vu une arme sur la tempe de leur papa.

Fragilisé par son AVC

« On a du mal à comprendre comment cet homme diminué par son AVC, se sentant en danger après avoir chuté, ait pu aller chercher une arme et revienne », relève l’auditrice de justice qui représente le parquet.

Après « ce point d’orgue » du conflit de voisinage, elle estime qu’il est temps de « mettre un coup d’arrêt ».

Certes, ce fait d’aller chercher l’arme qui a été vue est une infraction pénale, reconnaît Me Morgan Loret, avocat de la défense.

Toutefois, le prévenu est un homme fragilisé par son AVC, sans doute pas assez ou plus assez tolérant. Il précise : « Il est cependant lucide sur les faits reprochés et les regrette, comme il l’a dit ».

Le parquet avait requis dix mois de prison avec sursis simple, une interdiction de tout contact avec les victimes et une interdiction de détenir une arme pendant cinq ans, sachant qu’il en avait plusieurs à son domicile.

Le prévenu est condamné pour la première fois. Le tribunal a prononcé à son encontre six mois de prison avec sursis simple, une interdiction de tout contact avec son voisin pendant trois ans, avec l’interdiction de détenir des armes durant cinq ans.



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