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Il invente une agression et se montre violent face aux pompiers venus à son secours en Seine-Maritime

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En visioconférence depuis la maison d’arrêt, l’homme âgé de 36 ans qui comparait devant le tribunal judiciaire de Dieppe apparaît plutôt posé. Mais ce n’est qu’une facette de sa personnalité.

Lorsqu’il est alcoolisé, il devient agressif, voire violent avec ce qui peut représenter l’autorité.

Violence envers les pompiers

Le 8 mars 2024, ce sont les pompiers qui vont faire les frais de sa colère à Rétonval, près de Foucarmont (Seine-Maritime), notamment celui qu’il a au bout du fil en faisant le 17. Cette nuit-là, il appelle les secours parce que sa mère qui partageait avec lui une soirée alcoolisée, avait chuté en sortant. Elle saigne.

Le prévenu essaie de lui venir en aide mais lui-même étant très alcoolisé, il n’arrive pas à la relever et chute à son tour se blessant contre un moteur entreposé là. 

Il n’a d’autre ressource que de composer le 17 sur son portable mais ne supporte pas que son interlocuteur lui pose des questions préalables au déclenchement d’une intervention.

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Un homme menaçant

Après ce premier appel, estimant que les secours mettent trop de temps à arriver à Rétonval, il rappelle et invente cette fois-ci une agression dont il aurait été victime par deux ou trois individus. Il pense avoir reconnu un homme qui a porté plainte contre lui, ce qui lui vaut de séjourner actuellement en prison. Et cette fois-ci le ton se fait carrément menaçant :

Je vais débouler à Foucarmont. Ramène tes collègues tu vas voir comment ça va se passer.

Face à cette situation, les pompiers vont intervenir mais ils se feront accompagner par les gendarmes et notre homme sera placé en garde à vue.

Les vapeurs d’alcool passées, il reconnaîtra avoir inventé l’agression :

J’étais en panique, je voyais ma mère saigner alors je n’ai pas réfléchi. Et je me suis retrouvé coincé dans mon mensonge.

Le juge lui rappelle qu’il n’en est pas à sa première comparution et que manifestement il a l’alcool mauvais. Le prévenu n’en disconvient pas mais il promet qu’il veut s’en sortir : « Il y a quelques jours, un codétenu a fait une tentative de suicide et ça a été un déclic pour moi. Mon but, quand je vais sortir c’est de ne plus boire, de ne plus être violent et d’aller voir des professionnels de santé pour m’aider ».

L’homme en a sans doute besoin : en 2013 c’est lui qui avait retrouvé son père qui s’est suicidé par pendaison.

Le jugement

Michaël Bouraya, substitut du Procureur de la République rappelle que les sapeurs-pompiers, comme les gendarmes ou les policiers sont avant tout là pour faire leur travail et porter secours, pas pour se faire insulter. Il décide tout de même d’accorder du crédit à la volonté affichée par le prévenu de s’en sortir et requiert une peine d’amende de 120 jours-amendes à 6 euros.

Cela satisfait Me Roth qui souhaite que son client ne soit pas jugé à la lueur de son pedigree judiciaire (25 condamnations).

Le juge adhère à cette position en suivant les réquisitions du Parquet. Le prévenu devra également verser 300 euros au sapeur-pompier outragé et menacé et 100 euros au Service Départemental d’Incendie et de Secours.



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