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Il dealait cannabis et cocaïne à Quimper pour rembourser une dette de sa mère

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Le jeune homme n’a que 21 ans mais déjà un passif dans le monde des stupéfiants. Vendredi 31 janvier 2025, il était à nouveau dans le box du tribunal de Quimper (Finistère) pour trafic de cannabis et cocaïne.

L’intéressé, interpellé trois jours plus tôt à Quimper, l’a reconnu dès sa garde à vue. Il a maintenu sa version au tribunal. « Quand je suis sorti de prison, des mecs de Kerm’ (Kermoysan, NDLR) m’ont abordé pour une dette de ma mère et mon frère. Je devais rembourser 5 000 euros. »

Trafic aux abords de l’église Saint-Mathieu

Depuis mi-décembre 2024, le jeune homme livrait du cannabis et de la cocaïne à trottinette aux abords de l’église Saint-Mathieu en centre-ville de Quimper. « Ce sont des riverains qui ont alerté la police après avoir relevé des va-et-vient et des échanges furtifs », a rappelé la procureure, Sonia Simon.

Lors de son interpellation, le prévenu avait 20 euros sur lui et 10 g de résine de cannabis dans une chaussure. Des conversations portant sur des transactions de drogue se trouvaient dans son téléphone.

Sans domicile fixe, il vivait chez une amie en centre-ville. Dans son appartement, les policiers ont découvert 412 g de cannabis, 2 g de cocaïne et 440 euros.

Monsieur est en récidive. Il est sorti de prison, le 6 septembre dernier. Et il a repris rapidement le trafic.

Sonia Simon, la procureure.
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« 1 000 euros tous les 15 jours »

« Mon but, c’était de rembourser la dette le plus vite possible. J’avais pu payer 1 300 euros », a précisé le prévenu. Il touchait « 1 000 euros tous les 15 jours », fumait « 10 euros de cannabis par jour ».

Son avocate, Me Nassera Hajji, a rappelé le parcours de son client :

En 2020, lui et son frère vivaient chez leur mère à Douarnenez. Son domicile était un « four » où les fournisseurs et les dealers parisiens allaient et venaient.

Huit mois de prison ferme

Elle s’est opposée à une nouvelle incarcération de son client et à l’interdiction de Quimper, requises par le parquet.

Me Hajji a plaidé pour des travaux d’intérêt général : « Ce jeune homme n’a presque plus de famille. Ce dont il a besoin aujourd’hui, c’est d’avoir un projet. »

Le tribunal a repoussé ses arguments et prononcé huit mois de prison ferme, avec un retour en détention.



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