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grogne dans la PJ avec la fin de l’expérimentation de la semaine de 4 jours

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Après des actions similaires dans d’autres départements, une centaine de policiers ont manifesté mardi 18 mars 2025 à Roubaix (Nord) à l’appel du syndicat Un1té pour protester contre la fin d’une expérimentation de la semaine de quatre jours dans la police judiciaire (PJ).

100 policiers manifestent leur mécontentement à Roubaix

À la suite d’un rapport de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) défavorable à la généralisation et à la pérennisation de ces nouveaux régimes horaires, la fin de ce dispositif testé sur 41 sites à partir de mai 2024 a en effet été annoncée pour le 31 mars.

Ces régimes horaires « ont un impact négatif sur l’activité des services » d’investigation, en entamant « le potentiel opérationnel » dans le traitement des plaintes et dans la lutte « contre toutes les formes de criminalité organisée, dont le narcobanditisme », selon une synthèse de ce rapport dont l’AFP a obtenu une copie.

« Les enquêteurs ont massivement adhéré à l’expérimentation » et « il n’y a pas eu de retour négatif des parquets », est-il toutefois précisé dans cette synthèse.

Au commissariat de Roubaix, le site pilote de cette expérimentation dans les Hauts-de-France, « ce que j’ai vu c’est qu’il y avait autant » d’enquêtes résolues sous ce régime que précédemment, a affirmé à l’AFP Benoît Aristidou, représentant d’Un1té Police Nord.

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Et « on avait retrouvé quelque chose qu’on n’avait plus vu depuis des années : du sourire et de la gaieté dans le commissariat », grâce à un meilleur équilibre entre vie privée et professionnelle, a-t-il poursuivi.

« On douche l’espoir de manière assez brutale pour les agents d’investigation » […]. «À force de refuser ce genre d’expérimentation », demain il n’y aura « plus personne à commander » dans la PJ, a aussi alerté Grégory Joron, secrétaire général d’Un1té, évoquant la « crise des vocations » dans l’investigation à cause de « la charge mentale » et de l’afflux du nombre de dossiers à traiter.

Une réflexion est en cours depuis plusieurs mois au ministère de l’Intérieur pour trouver des solutions afin de rendre plus attractive la filière investigation.

Bruno Retailleau a annoncé samedi dans Le Parisien qu’il proposerait « en avril » une « réforme fondatrice » sur cette filière, qu’il souhaite « conforter ».

Avec AFP



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