Home Faits Divers Fractures, hématomes… Un homme violente et menace sa compagne

Fractures, hématomes… Un homme violente et menace sa compagne

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« Les violences sont de plus en plus graves et de plus en plus rapprochées, il faut protéger la victime. » C’est ainsi que le procureur du tribunal de Coutances (Manche) a expliqué la procédure de comparution immédiate d’un homme de 35 ans.

Le 17 janvier 2025, le prévenu avait demandé un délai pour préparer sa défense ; il a été jugé le 28 février.

60 jours d’ITT

Il s’est installé chez sa nouvelle compagne à Canisy en fin d’année 2022, et les premières violences sont vite arrivées. Des coups de tête et des claques qui projettent la femme au sol, parfois en présence des enfants. La femme a eu une fracture du nez et à la mâchoire, des hématomes et des marques de griffures.

Alors qu’elle conduisait, il a attrapé le volant pour projeter la voiture contre une clôture. Il se rend chez elle alors qu’elle est absente, il casse une porte pour entrer, il lui envoie des messages menaçants : « Tu as 5 minutes pour rentrer sinon je mets le feu à ta maison. »

On ne compte plus les insultes. La victime a obtenu 60 jours d’ITT, et son état physique et psychologique n’est pas consolidé. L’homme a envoyé de nombreux messages menaçants à l’ancien compagnon de la victime.

Deux ans de prison

À la barre, l’homme est particulièrement agité. Il coupe la parole des magistrats, à la limite de l’outrage. La présidente a dû lui demander à plusieurs reprises de se taire et de se tenir correctement. Il reconnaît les faits en les minimisant et il rend la victime responsable. Il l’accable, affirmant qu’elle boit, qu’elle se drogue et qu’il la protégeait. « Elle me met des coups, mais moi, je ne porte pas plainte. »

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L’homme admet une relation « toxique » qui a pris fin. Il reconnaît aussi son addiction à la cocaïne, qu’il dit consommer depuis ses 17 ans et explique son comportement par les pressions de ses créanciers, auxquels il devrait 3 000 euros.

Depuis son arrestation, il vit à Caen (Calvados), il a repris un emploi et a engagé des soins.

Le tribunal lui a infligé une peine de deux ans de prison dont un an avec un sursis probatoire de deux ans, comportant l’obligation de travailler, de suivre des soins en addictologie et psychologiques, et de suivre un stage de prévention des violences conjugales.

La partie ferme de la détention sera à domicile avec un bracelet. Il lui est interdit de prendre contact avec la victime et de se rendre à son domicile. Une expertise médicale de la victime devra être effectuée avant l’audience sur intérêts civils du 16 septembre prochain, qui fixera le montant des indemnités qui lui seront dues.



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