Vers 9 h, l’alarme retentit à la caserne des pompiers de L’Aigle (Orne). Il s’agit d’intervenir pour un feu qui se propage dans la caserne de la gendarmerie aiglonne avec un dégagement de fumées épaisses. Un militaire est porté absent, une personne en garde à vue est bloquée dans la cellule.
Cet exercice annuel obligatoire a été organisé par le capitaine Anthony James, commandant la communauté de brigades, en présence de la commandante Magdalena Mauny, chef d’escadron de la Compagnie de Mortagne-au-Perche et du lieutenant Geoffrey Le Déan, chef du centre de secours de L’Aigle.
Un risque d’explosion des munitions
Cet exercice mobilisant 13 sapeurs-pompiers du centre de secours de L’Aigle, une équipe d’encadrement et de commandement, un camion incendie (FPT), la grande échelle et l’ambulance (VSAV), avait pour objet de simuler un risque possible et de mettre chacun dans les conditions réelles. Outre le départ de feu dans les locaux avec une personne en garde à vue coincé dans sa cellule inaccessible, la situation exposait les intervenants à une éventuelle explosion du dépôt d’armes et de munitions.
« Plusieurs points sont à améliorer »
A l’issue de cet exercice annuel, un débriefing a été effectué entre pompiers et militaires de la gendarmerie nationale et le lieutenant Le Déan a fait le bilan.
Quatorze gendarmes ont été évacués et un gardé à vue était dans une cellule inaccessible. Les pompiers ont constaté qu’il manquait des gendarmes auprès du gardé à vue afin d’éviter une éventuelle fuite. Il est nécessaire aussi de garder le planton à proximité pour l’évacuation et la protection de l’armement, car les munitions représentent un vrai danger. Ce sont des points à améliorer
Il ajoute que « le gaz a été évidemment coupé et l’accès par le portail des engins était assez restreint, mais un autre portail est disponible au niveau du giratoire ».
Les gendarmes ont assisté ensuite à une instruction de secourisme et une autre sur les personnes menaçantes lors des interventions des secours.
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