À Rennes (Ille-et-Vilaine), jeudi 13 février 2025, un quinquagénaire originaire de Vukël (nord de l’Albanie) a fait appel d’une condamnation d’interdiction du territoire français, le 14 novembre 2024.
Cinq jours plus tôt, en novembre 2024, il s’était rendu coupable de violences sur sa femme et ses quatre enfants à Guerlédan, dans le pays de Loudéac.
Un Albanais récidiviste et en situation irrégulière
Âgé de 51 ans et en situation irrégulière, il avait écopé en novembre 2024 de 18 mois de prison ferme, d’une interdiction de recontacter sa femme et ses quatre enfants âgés de 10 à 17 ans, et de se présenter à leur domicile à Guerlédan pendant trois ans.
Mais il n’a finalement fait appel que de son interdiction du territoire français pendant 10 ans, jeudi 13 février 2025.
Le 9 novembre 2024, vers 22 h, les gendarmes sont alertés par la femme et les quatre enfants, qui ont trouvé refuge derrière la mairie à Guerlédan. Ils ont dû fuir du domicile familial après avoir reçu des menaces de mort toute la soirée de la part du père de famille.
Déjà reconduit à la frontière en mars 2022 après une première condamnation pénale pour des violences intra-familiales, il était revenu en France en août 2024 malgré une première interdiction du territoire français de trois ans.
Un climat de terreur dans le foyer
Il s’était alors imposé au domicile familial et dormait alors au sous-sol, faisant régner la terreur au sein du foyer.
L’homme, qui avait pourtant déjà purgé 9 mois de détention par le passé à la prison de Saint-Brieuc, n’avait pas changé de comportement.
Le jour des faits, en novembre 2024, il avait insulté et bousculé ses enfants, sa femme.
Vous avez dit à madame que, si elle refusait de coucher avec vous, vous alliez lui déchirer le vagin et la tuer car cela signifierait qu’elle vous aurait trompée.
« Défavorablement connu des services »
L’avocate générale, pour sa part, a appelé les juges à confirmer cette interdiction du territoire français de 10 ans car « les motifs ne manquent pas ».
Il a déjà été condamné pour violences aggravées par conjoint, en état d’ivresse et avec menace d’une arme.
« Défavorablement connu des services » pour une infraction de refus de se soumettre à une mesure d’éloignement, il n’a pas d’adresse pour être facilement localisé.
Il génère de la peur dans sa famille qu’il menace de tuer à coups de couteau.
En voie de réinsertion pour son avocate
L’avocate du prévenu a pour sa part sollicité l’indulgence de la cour d’appel de Rennes pour cet homme qui « va à l’église et qui va travailler dans une fabrique de savons à partir du 1er mai 2025. »
Son client a aussi « des compétences en tant que mécanicien », a-t-elle souligné. « Cela fait deux ans qu’il ne consomme plus d’alcool. »
Les juges rennais ont mis leur décision en délibéré, et rendront leur arrêt dans un mois.
GF/PressPepper
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