Du 31 janvier au 2 février 2025 ont lieu les championnats du monde de cyclo-cross à Liévin (Pas-de-Calais).
Troisième des championnats d’Europe juniors l’an passé, Jules Simon (18 ans) visera le Top 10 ce samedi pour sa première saison chez les U23. Le coureur licencié au Moyon-Percy VC est en piste dès ce vendredi 31 janvier sur le relais mixte. Interview.
Comment vous sentez-vous avant ce Mondial ?
Très bien ! C’est la fin de saison, mais je ne ressens aucune lassitude physique ou mentale. J’ai bien calé les choses pour être à mon pic de forme ce week-end. J’ai hâte d’y être, je suis très confiant. J’étais déçu des championnats de France (5e) mais j’ai vite évacué la frustration pour me focaliser sur ce Mondial.
Ressentez-vous une forme de pression à domicile ?
En France ou à l’étranger, on a la même détermination sur un championnat du monde. Mais j’avoue que ça donne une saveur particulière. J’ai attendu ce moment toute la saison, c’est la course qui me fait rêver. Et c’est vrai qu’il y a peut-être un plus de pression que d’habitude. On est attendus. Je dors un peu moins bien cette semaine…
« Aller chercher un Top 10 »
Quel est votre objectif ?
Je suis déjà très content de ma saison, avec deux 2e places en Coupe de France et deux Top 10 en Coupe du monde. Mais j’ai envie de finir sur une bonne note en allant chercher un Top 10. Avec le public français, on sera énormément encouragés. J’ai envie de performer devant toute ma famille.
Que pensez-vous du parcours ?
C’est un très beau parcours, très physique mais peu technique. On touche rarement les freins ! Ça va être plein gaz. Il favorise les routiers.
Pourquoi avez-vous signé à Moyon cet hiver ?
J’ai vécu une période compliquée l’an passé et j’ai voulu abandonner la route pour me consacrer au cyclo-cross car l’équipe de Nantes m’a dégoûté du vélo. Les dirigeants ne voyaient que la performance et ne tenaient pas en compte mon double projet vélo-études (Ndlr : il est étudiant à l’Edhec, une grande école de commerce). Et puis, par le biais de différentes personnes, on m’a présenté le projet du club de Moyon et j’ai tout de suite adhéré.
Qu’est-ce qui vous a séduit ?
C’est un jeune club dynamique, attirant, qui met en place des choses pour grandir. Le discours du manager Pierrick Leclerc et du directeur sportif Claude Carlin m’ont plu. Je sens que je vais beaucoup grandir avec eux. Ils m’ont donné envie de me battre pour avoir des résultats.
« Je sens que je vais beaucoup grandir avec Moyon »
Vous êtes donc à nouveau motivé pour la route ?
Là, je suis avant tout concentré sur le Mondial de cyclo-cross ! Mais oui, j’ai envie d’être performant également sur la route et gagner des courses. On m’a parlé des belles épreuves dans la région, comme le Tour de la Manche. Mon objectif sera d’y gagner une étape.
Vous voilà donc prêt à défendre les couleurs de la Normandie ?
Je suis Parisien mais je connais bien la Normandie. Et j’ai un peu de sang normand ! Mes grands-parents habitent à Forges-les-Eaux (Seine-Maritime) et j’ai souvent été en vacances du côté de Courseulles, Omaha Beach… C’est une région que j’aime bien !
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