Quarante ans séparent le prévenu et la victime. Née en 1956, elle partage sa vie avec lui depuis trois semaines. Jeudi 13 février, c’est au tribunal correctionnel de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) que les deux parties se sont retrouvées.
Deux bouteilles de vodka en une journée
Une nouvelle fois, les abus d’alcool ont déclenché les hostilités. Si la victime a reconnu avoir des problèmes liés à une consommation abusive et régulière d’alcool, le prévenu a, quant à lui, bu deux bouteilles de vodka à lui seul, dans la nuit du 13 au 14 novembre dernier, nuit au cours de laquelle il s’est montré violent envers sa compagne.
Cette nuit-là, à l’arrivée des policiers de Saint-Brieuc, l’homme présente une alcoolémie qui dépasse les 2,5 g. Ce n’est peut-être pas un record dans la région mais il s’agit d’un taux relativement élevé.
Plusieurs coups et un étranglement
La présidente du tribunal a relaté les violences qui sont reprochées au prévenu, né à Mayotte en 1997.
La victime a déclaré avoir été saisie à la gorge et avoir reçu divers coups sur différentes parties du corps. Le descriptif du certificat médical accrédite cette version.
Tout comme en procédure, le jeune homme a nié les faits dans un premier temps avant de déclarer : « J’ai un trou de mémoire. Je crois que j’ai fait un truc mais je ne sais plus quoi ! »
Une vie commune pour un logement fixe ?
Selon son avocat, la victime absente à l’audience, vit dans la crainte permanente de voir revenir son agresseur chez elle. Le prévenu, sans domicile fixe, a plutôt trouvé en sa cliente, « une possibilité de logement à moindre coût ».
Pour sa consœur, il n’y a pas de vie commune entre les eux individus. Certes, ils ont partagé quelques moments en trois semaines, mais on ne peut pas parler de concubinage. Celle-ci précise qu’en conséquence, « il ne s’agit que de violences légères ».
7 mois de prison
Le Ministère public a requis une peine d’un an d’emprisonnement dont sept mois avec sursis. Le tribunal, après délibérations, a condamné le prévenu au même quantum de peine mais avec une partie ferme plus importante. En effet, l’intéressé purgera sept mois d’emprisonnement ferme au lieu des cinq requis.
Sorti de détention pour l’audience et arrivé au tribunal encadré par deux gendarmes, le prévenu quitte les lieux de la même façon pour un retour en cellule.
Il sera également soumis à plusieurs obligations, de soins, de travail, de déclarer un domicile fixe ainsi que d’indemniser sa victime à hauteur de 900 euros auxquels s’ajoutent 800 euros pour les frais d’avocat.
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