Il avait interdiction d’entrer en contact avec la victime. L’homme de 46 ans vit pourtant chez elle à Quimper (Finistère) depuis sa sortie de prison en novembre 2024.
Vendredi 7 mars 2025, il était de retour dans le box du tribunal pour violences conjugales. Elles ont eu lieu deux jours plus tôt chez Madame dans le quartier du Moulin Vert. Vers 18h, une passante la voit dans la rue, une plaie au crâne et une touffe de cheveux dans une main.
Plus de 2,20 g d’alcool à 18h
Le prévenu est interpellé chez elle, une canette de bière à la main. Il avait un peu plus 2,20 g d’alcool par litre de sang. « Nous étions en train de fêter nos plus ou moins deux ans de vie en concubinage », a-t-il expliqué.
Entre eux, une dispute a éclaté pour un « motif exceptionnel », a ironisé le président.
Vous veniez d’acheter un pack de bières et vous n’étiez pas d’accord sur la répartition ; chacun voulant boire encore un peu plus.
L’homme a alors attrapé sa compagne par les cheveux. Elle n’a pas porté plainte.
Deux procès en une semaine
Cet épisode de violences n’était pas une première. Le voisinage a rapporté auprès des policiers qu’au sein du couple, les cris et les disputes étaient fréquents.
La réalité, c’est que vous êtes tous les deux alcooliques et que vous n’avez pas envie de vous séparer.
Le quadragénaire, sans domicile fixe mais qui a repris un emploi « en intérim », a quatre mentions au casier. En 2023, il avait réussi l’exploit d’être jugé en comparution immédiate à deux reprises la même semaine. Notamment pour des violences sur la même femme.
Un an de prison ferme
Le ministère public a noté la récidive, et réclamé « un coup d’arrêt ». Pour cela, la procureure avait requis 21 mois de prison avec un retour en détention.
La défense s’y est opposée plaidant pour une peine avec un sursis probatoire : « Madame n’est pas sous emprise ; lui n’a pas de propos dégradant envers elle. Il essaie de la tirer vers le haut. »
Il a été en partie entendu. Son client a écopé d’un an de prison. Le tribunal a ordonné son incarcération et prononcé une interdiction de contact avec la victime pendant trois ans.
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