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Élu d’opposition à Trilport, Eric Kraemer annonce sa candidature aux élections municipales de 2026

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Samedi 25 janvier 2025, Eric Kraemer, habitant de la commune depuis 30 ans et élu depuis 24 ans, avait convié ses sympathisants à une réunion bien particulière. Face à une vingtaine de personnes, le conseiller municipal d’opposition a lancé officiellement sa campagne pour l’élection municipale de Trilport, en mars 2026, avec sa liste « Un nouveau cap pour Trilport ». Encarté chez Les Républicains, il veut toutefois porter une liste apolitique et axe ses priorités sur la sécurité, la santé et une urbanisation contenue. Interview.

La Marne : Qu’est-ce qui vous a poussé à vous présenter ?

Eric Kraemer : J’ai beaucoup été sollicité par les Trilportais. Je me suis déjà présenté en 2020, on a perdu de 303 voix, ce qui n’est pas énorme, d’autant plus qu’on a eu un taux d’abstention important avec le Covid. Je n’avais pas forcément la dynamique pour pouvoir me représenter mais vu le constat des Trilportais au niveau de la sécurité, de l’environnement et de la construction des bâtiments un peu partout dans la commune, les gens m’ont sollicité pour que j’y aille. Maintenant que j’ai décidé d’y aller, la dynamique est lancée. Trilport mérite mieux.

Pourquoi ?

Le constat général, c’est qu’il y a beaucoup trop de constructions. L’histoire de la déviation, on nous en parle tout le temps sauf que derrière, il n’y a rien. C’est acté sur le schéma directeur, rien ne nous dit que la déviation sera encore actée.

On a de l’insécurité. C’est un problème à Trilport et je n’ai pas l’impression que la municipalité se mobilise là-dessus. Je l’ai alertée à plusieurs reprises, j’ai été taxé de personne qui ne connaissait pas la commune. Ce n’est pas ce que les gens ressentent.

Il y a aussi une grosse problématique, c’est qu’il n’y a pas de concertation. Sur les travaux de la rue de Montceaux, quand on interroge les gens, on voit qu’ils ne sont pas forcément au courant de ce qu’il se passe. Ils ont demandé du stationnement, et dans le projet, on a 10 places en moins. C’est un cabinet qui a été mandaté pour faire la concertation, ce qui a coûté 20 300 €. Pour moi, ce sont les élus qui doivent aller voir les gens et récupérer les idées et les doléances. C’est ça que je veux mettre en place : plus de concertation et des visites de quartier et de savoir ce que les gens veulent. C’est de la proximité. C’est l’image que je veux donner du maire : à l’écoute, bienveillant, sur lequel on peut compter.

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L’élection est dans plus d’un an. Pourquoi se lancer maintenant ?

Il va falloir qu’on aille voir les gens. Mon but, c’est de faire du porte-à-porte, d’informer les habitants et de leur montrer qu’il y a une autre solution, une autre alternative à la municipalité en place. Ça prend du temps. Et il faut constituer la liste, le programme. Je ne vais pas le faire moi, tout seul, sur mon bureau. Ce sera un programme des Trilportais, suite aux idées qu’ils me soumettront lors du porte-à-porte. C’est ça le plus important.

En matière de sécurité, quels sont vos projets ?

On va développer la vidéoprotection dans la ville, aux abords du collège. On fera aussi des réaménagements autour des écoles pour les sécuriser. Quand je vois l’école Jacques Prévert, il y a plein de voitures, c’est un risque pour les enfants. En plus, le parking n’est pas occupé par les riverains.

Aujourd’hui, je n’ai pas l’impression qu’il y ait, de la part de la municipalité, une réactivité. Il faut recréer une dynamique.

Je veux également améliorer les relations entre la police municipale et la police nationale, mais aussi avec l’intercommunalité. On peut essayer de négocier la possibilité d’avoir des agents pratiquement en permanence sur Trilport, en fonction du budget que ça prendra, comme à Nanteuil-lès-Meaux. C’est une idée à développer.

Dans votre discours d’annonce de candidature, il y a un volet important consacré à la santé…

C’est un sujet énorme. Je trouve aberrant, avec 5 067 habitants, qu’on peine à maintenir un accès aux soins de qualité. Depuis des années, le cabinet médical se dégrade parce qu’il y a des départs qui ont tout déstabilisé. Je ne comprends pas comment des communes comme Chauconin-Neufmontiers, Nanteuil-lès-Meaux, Monthyon arrivent à se mobiliser et pas nous. C’est un échec total pour Trilport. On attend l’expropriation d’une maison près de l’éco-quartier pour pouvoir faire une maison médicale. Les médecins attendent depuis 2016 une structure pour être accueillis et on en est encore au balbutiement du projet. Je ferai ça dans ma commune, je ne pourrai pas dormir. Moi élu, moi j’arrête tout de suite.

Sur la maison dans la rue du Bout Cornet, on aurait pu faire moins de logements et un cabinet médical, ou il y avait la possibilité d’en faire un à L’Ancre de Lune. Il va falloir qu’on prenne en charge une partie des frais pour attirer les médecins, il faut réfléchir à tout ça. La plupart des communes investissent dans la santé, on sait que ce n’est pas gratuit, il faut connaître les priorités des habitants. Nous, dans l’opposition, on n’a pas beaucoup de pouvoir. Si on veut faire bouger les choses, il faut qu’on gagne les élections en 2026.

Je souhaite aussi vivement attirer l’attention sur le projet de déplacement de la pharmacie actuellement située au 5 rue du Maréchal Joffre, vers l’angle des rues Saint-Fiacre et avenue de Verdun, à Trilport. Cela impliquerait le rapprochement de deux pharmacies situées à moins de 100 mètres l’une de l’autre, à proximité immédiate de la pharmacie Rosset. Ce projet doit être reconsidéré en prenant en compte l’opportunité d’utiliser ce local pour d’autres projets plus porteurs pour la commune, comme l’installation d’une maison médicale.

Trilport est une ville qui s’urbanise, avec plusieurs projets de constructions. Quel est votre point de vue à ce sujet ?

C’est ouvert en 2025, mais il va falloir réviser le PLU (plan local d’urbanisme, N.D.L.R.). Si on est élu, on le révisera pour limiter les constructions sur Trilport. Dans un premier temps, il faut que les constructions s’intègrent dans l’environnement. Ce n’est pas du tout le cas aujourd’hui.

Donc il faut construire plus raisonnablement, et faire de la mixité. Aujourd’hui, on fait des logements sociaux, mais il n’y a pas que ça. Quand on regarde Quincy-Voisins, la ville a 6 % de logements sociaux, nous, on est à 11 %. Mais de toute façon, les 25 %, on n’y arrivera jamais. Quand vous construisez des logements sociaux, vous les comptez dans votre quota, c’est le chien qui se mord la queue. On est submergé de partout, surtout quand je vois les embouteillages que ça provoque derrière. On n’a pas besoin de courir après la construction de logements sociaux, il faut faire des choses en accord avec les Trilportais, les consulter.



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