Home Faits Divers elle a été tuée par un automobiliste ivre sous les yeux de...

elle a été tuée par un automobiliste ivre sous les yeux de sa famille

15
0



Cet automobiliste de 46 ans, ivre, a percuté et tué une femme qui marchait le long de la départementale n°637, le 24 février 2025, à Pleugueneuc (Ille-et-Vilaine). Vendredi 14 mars 2025, il comparaissait devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes qui a refusé son placement en détention provisoire.
Pour rappel, le dramatique accident s’est produit vers 19 h 30, au niveau de la rue de Rennes. Selon quatre témoins, la piétonne se trouvait aux côtés d’un « groupe de six à sept personnes » – parmi lesquelles son mari et son fils – alors qu’il faisait « nuit » et qu’il n’y avait « pas de lumière ».

La famille attendait qu’on vienne les chercher

Il s’agissait précisément d’une famille d’origine syrienne, qui attendait que « quelqu’un vienne les chercher ». Cette femme de 47 ans a alors été « percutée par l’arrière » par une voiture venant « du même sens ».

Arrivés sur place, les gendarmes ont trouvé la victime au sol : elle était en arrêt respiratoire malgré les premiers secours prodigués par une infirmière passant par là. Son décès sera constaté rapidement, aux alentours de 20 h 10.

À plusieurs dizaines de mètres de là, une voiture a été retrouvée dans le fossé, « airbag déclenché ». Le conducteur semblait « confus » : il avait même « oublié de serrer le frein à la main » et ne disposait pas d’un contrôle technique valide. Il a été immédiatement contrôlé : il était positif à l’alcool et négatif aux stupéfiants.

Une intervention tendue

L’intervention des gendarmes a été pour le moins compliquée en raison de la situation « particulièrement tendue » : des membres de la famille de la défunte ont frappé le conducteur au visage.

Ce dernier, emmené à la gendarmerie, présentait près de 2 g d’alcool par litre de sang… près de 1 h 30 après le drame. Il a affirmé s’être rendu « dans un premier bar » où il avait « consommé une première bière », puis dans un autre où il avait cette fois englouti « deux bières fortes ».

Ce quadragénaire a aussi expliqué souffrir de « problèmes de dépression » : il boit pour « oublier son enfance » marquée par la « maltraitance de son père ». Le 26 février 2025, il a donc été mis en examen pour homicide involontaire par conducteur […] sous l’empire d’un état alcoolique. Mais il a été remis en liberté et placé sous contrôle judiciaire par un juge d’instruction de Saint-Malo, contrairement aux réquisitions du Parquet qui réclamait son placement en détention provisoire.

Jeudi 13 mars, le Parquet de Saint-Malo avait donc saisi la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes pour qu’il soit placé en détention provisoire.

Un « passé routier lourd »

Ce mécanicien à Saint-Malo au « passé routier lourd » a été condamné à cinq reprises en 2004 et 2024, dont quatre fois pour conduite en état d’ivresse.

« Malgré les avertissements judiciaires, les discours constants des autorités publiques, les messages de prévention, les audiences où il a comparu et où on a dû lui dire à chaque fois qu’un jour il y aurait un mort », il avait pris le volant ce soir-là. « Ça y est, on y est ! », a donc grincé l’avocate générale, considérant les faits comme « difficilement supportables ».

« Je suis impardonnable »

Une incarcération aurait donc permis de « contrôler sa consommation d’alcool ». De plus, « la victime appartient à une communauté qui a pu manifester des volontés de représailles sur le lieu des faits, ils risquent de vouloir se venger physiquement », a-t-elle mis en garde.

Mais du point de vue de la défense, une détention du mis en examen n’aurait « pas de sens » et « aucune utilité » puisque « toutes les preuves ont déjà été recueillies ». Selon l’avocat Me Aymeric Batard, il n’y a pas davantage à craindre de représailles puisque « ces personnes sont reparties en Syrie ».

Son client est par ailleurs « parfaitement inséré » et « suit des soins ». L’avocat a donc demandé à la chambre de l’instruction de lui « laisser sa chance », d’autant que, de son point de vue, « l’accident aurait pu arriver à n’importe qui » puisque le comportement de la victime marchant « sur la route » sans lumière était « particulièrement dangereux ».

« C’est terrible ce qui s’est passé, ça tourne en boucle dans ma tête. Je suis complètement démoli par cette situation, cette pauvre dame », a soufflé son client, confessant par la suite n’avoir jamais entamé de « véritable démarche de soins ».

« Je suis impardonnable », a-t-il conclu. Ce vendredi 14 mars 2025, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes a donc décidé de le laisser libre, contrairement aux réquisitions du Parquet.

CB (PressPepper)



Source link

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here