Home Faits Divers elle a dénoncé un « enfer » après 20 ans de vie commune

elle a dénoncé un « enfer » après 20 ans de vie commune

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Début janvier 2025, le parquet redoutait « un féminicide » et avait obtenu le placement en détention provisoire du prévenu.

Ce jour-là, l’homme de 43 ans comparaissait libre au tribunal de Quimper (Finistère) pour des dégradations sur la voiture de son ex conjointe et la violation d’une interdiction de paraître à son domicile. Il avait demandé un délai pour préparer sa défense mais avait quitté le palais de justice entre deux policiers.

Mardi 11 février, il était de retour au tribunal pour s’expliquer. Sa ligne de défense n’a pas varié : il a contesté être allé au domicile de la victime à Quimperlé. Un de ses voisins a pourtant aperçu la camionnette du prévenu sur les lieux.

À l’époque, il portait un bracelet électronique pour purger un an d’emprisonnement pour harcèlement et des violences sur la même femme.

« Beaucoup de coïncidences »

Salarié agricole, il a expliqué : « Ce jour-là, je venais de passer ma journée à faire des papiers. En fin d’après-midi, je suis allé me promener en voiture. Mais pas chez Madame. » La présidente Lucile Chaussade n’a pas vraiment cru à sa version relevant « beaucoup de coïncidences ».

C’est vrai. Nous avons eu une séparation compliquée. Cela a duré deux ans. Au début, j’ai eu beaucoup de mal à l’accepter. Mais je n’aurai jamais commis de dégradations sur le véhicule de Madame.

Le prévenu.
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Le procureur y voit au contraire une forme de « vengeance » voire « d’acharnement ».

Stress et insécurité

La lunette arrière de la voiture a été cassée ; le pare-brise, enfoncé à trois endroits. « Ce n’était pas la première fois. En septembre dernier, j’étais dans un festival avec mes enfants et ma voiture a été la seule à être dégradée », est venue préciser la victime à la barre du tribunal. Elle a ajouté : « Au-delà de ça, il y a tout un contexte qui génère un état de stress et d’insécurité. »

Son avocate, Me Elise Maillot, a poursuivi : « Ils ont vécu ensemble pendant 20 ans. Mais depuis leur séparation, Madame vit un enfer car Monsieur maintient une emprise sur elle et sur leurs enfants. » Il y a notamment eu « des appels malveillants ».

La défense plaide la relaxe 

L’homme a trois condamnations au casier dont deux pour violences conjugales. La dernière, c’était pour des dégradations sur le véhicule de « l’amant » de la victime.

Pour la défense, tout cela appartient cependant au passé. « Monsieur travaille et n’a aucun intérêt à s’en prendre à la voiture de Madame. Et matériellement, il n’a pas le temps de se rendre sur les lieux. » Me Nassera Hajji s’est opposée aux huit mois de prison ferme requis par le parquet. Elle a plaidé la relaxe soulevant « un doute qui doit profiter » à son client.

Le tribunal ne l’a pas retenu. Le quadragénaire a été reconnu coupable. Il a écopé de six mois de prison ferme avec maintien en détention. Il devra en outre verser 800 euros de dommages et intérêts à la victime.



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