C’est comme un rite initiatique, une étape qui marque un tournant dans une carrière professionnelle. Pour la première fois, Léandre Lozouet va participer dimanche 6 avril à un Monument du cyclisme à l’occasion du Tour des Flandres, devenant ainsi le 17e Manchois de l’histoire à intégrer cette caste prestigieuse, à laquelle de nombreux pros du département n’ont jamais eu l’opportunité d’appartenir.
Avec Pogacar, Van der Poel…
Pour ce coup d’essai, Léandre Lozouet sera aux côtés de tous les maîtres comme Pogacar, Van der Poel, Van Aert ou Pedersen. « Toutes mes idoles de jeunesse ! Courir avec les meilleurs de son sport, ce n’est pas anodin », rappelait récemment le coureur d’Arkéa-B&B Hôtels, tout excité à l’idée de poser ses roues dans des lieux mythiques du cyclisme, qui fleurent bon l’histoire, les frites et le houblon, comme le Paterberg, le Koppenberg ou le Vieux Quaremont.
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Même s’il a pu se faire les dents durant la « quinzaine sainte » sur Bruges-La Panne (68e), le GP E3 (115e), Gand-Wevelgem (abandon) et À Travers la Flandre (69e), c’est une plongée en terre inconnue qui l’attend. « Je ne me rends pas vraiment compte du niveau, de la difficulté du parcours, de l’allure, de la distance… 270 bornes, c’est inédit pour moi. J’espère être utile à l’équipe et aller au bout, prendre de la caisse et de l’expérience pour l’avenir. »
Plus précoce que Cosnefroy ou Delaplace
Avant même d’être au départ du « Ronde », le natif de Saint-Germain-sur-Ay est assuré de quitter Oudenaarde avec un record en poche.
Coureur précoce, champion de Normandie cadets et juniors sous les couleurs de l’UC Bricquebec, il va en effet devenir à seulement 20 ans le plus jeune Manchois à participer à un Monument. Amaël Moinard, Anthony Delaplace et Benoît Cosnefroy, trois figures majeures du cyclisme cotentinois, avaient ainsi dû attendre d’être dans leur 23e année pour épingler un dossard sur l’un des cinq grands rendez-vous du calendrier.
Sauf que l’époque a changé. Dans le cyclisme moderne, marqué par l’éclosion de pépites comme Pogacar, Evenepoel ou Ayuso, il est devenu monnaie courante de jeter un « gamin » dans le grand bain. Léandre Lozouet aura à cœur de ne pas s’y noyer.
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