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Deux adolescents agressés et dépouillés sous la menace d’un couteau à un arrêt de bus en Loire-Atlantique

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Deux adolescents de 17 et 18 ans ont été la cible d’un vol violent dans la soirée du lundi 24 février 2025 à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique).

Vers 23 h, ces deux copains attendaient le bus dans le quartier de Gavy quand une Renault Clio blanche s’est arrêtée à leur hauteur.

Trois hommes, sous capuches et masques chirurgicaux pour deux d’entre eux, en sont sortis, un couteau a été brandi pour intimer les victimes à remettre leurs affaires : sac, veste, portefeuille, enceinte, écouteurs air pod…

L’un d’eux a été frappé à coups de poing, à deux reprises, au crâne et au visage.

Alertée, la police a retrouvé la Clio trente minutes plus tard dans le quartier de la Chesnaie, avec une partie du butin.

Le conducteur, un jeune homme de 18 ans sans permis de conduire, a été appréhendé.

Il a été désigné par les victimes comme « le plus jeune » de la bande, « pas celui qui a porté les coups, mais qui a récupéré les affaires ».

« J’ai juste pris les affaires »

Présenté en comparution immédiate mercredi 26 février 2025, le prévenu, qui avait nié sa participation aux faits en garde à vue, a revu sa version.

« Un ami à moi avait un problème avec l’un d’eux, peut-être une histoire d’argent. Il n’y a pas eu de couteau ou de coups. Moi j’ai juste pris les affaires », avance-t-il.

« Donc, vous suivez. A minima, vous participez à un vol et vous ne vous posez pas de question ? », s’étonne le président du tribunal correctionnel de Saint-Nazaire.

Il finit par reconnaître des « faits graves, les personnes ont dû avoir peur », mais refuse de donner les noms de ses camarades.

Les victimes ont soutenu ne pas connaître leurs agresseurs.

« Elles étaient au mauvais endroit, au mauvais moment. Elles sont inconnues de la justice et ont des versions strictement concordantes. À comparer aux explications fantaisistes de Monsieur », fustige la procureure, qui réclame un an de prison dont six avec sursis probatoire, avec incarcération dans la foulée.

Sans diplôme, sans emploi, le suspect a été condamné à deux reprises, notamment en janvier 2025 pour avoir tenté de jeter des colis à des détenus dans l’enceinte de la maison d’arrêt de Nantes.

Bracelet électronique

« Les deux plaignants le décrivent comme en retrait. Il n’a peut-être pas eu le caractère de s’opposer à tout ce qui se passait », plaide son avocate Me Sophie Roux qui suggère au tribunal de remplacer la prison par une peine sous bracelet électronique « avec par exemple une interdiction de sortie la nuit ».

Les juges vont en effet opter pour la détention à domicile : 10 mois dont 6 avec sursis probatoire et une révocation de son précédent sursis de quatre mois.

Interdit de rentrer en contact avec les victimes, il devra s’astreindre à une formation ou un travail.



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