Home Faits Divers Des militants de l’Aveyron dénoncent une répression musclée, la justice va devoir...

Des militants de l’Aveyron dénoncent une répression musclée, la justice va devoir trancher

31
0



Les faits remontent à près de deux ans. Au mercredi 8 mars 2023 précisément. Ce jour-là, « le Collectif aveyronnais pour la grève reconductible » dont fait partie la Confédération paysanne de l’Aveyron organise une action péage gratuit au Viaduc de Millau. La raison de leur protestation ? Le recours au 49/3 par Élisabeth Borne, alors Première ministre, pour faire passer la controversée réforme des retraites.

« Menée pacifiquement » selon l’organisation syndicale, la manifestation dégénère en de violents affrontements au moment de l’intervention des gendarmes, ce dont Actu Occitanie s’était fait l’écho à l’époque. Ce qui vaut à trois militants de la Confédération paysanne de comparaître, le jeudi 20 février, devant le tribunal.

Trois confédérés à la barre

L’audience se tiendra à Millau. La justice reproche aux trois prévenus, Éric Darley, Francis Roux et Christian Roqueirol, d’avoir participé à une manifestation non déclarée et d’avoir opposé une résistance aux gendarmes qui voulaient les repousser et en arrêter certains.

Poursuivis pour « rébellion en réunion » et « dégradations commises en réunion », ils encourent jusqu’à trois ans de prison et 45 000 € d’amende pour rébellion et cinq ans et 75 000 € d’amende pour dégradations.


Rappel des faits. Ce 8 mars 2023, environ 60 personnes se sont retrouvées à hauteur de la barrière de péage de Saint-Germain pour procéder à l’ouverture des barrières, « une action non violente et sans blocage de la circulation », rembobine le syndicat agricole dans un communiqué.

Au bout d’une heure, une trentaine de gendarmes des brigades locales, sans sommation ni discussion, ont essayé de repousser les manifestants hors des voies de circulation et très vite ont violemment interpellé et menotté deux d’entre eux, Éric Darley et Francis Roux, toujours selon les dires de l’organisation syndicale.

« Voulant s’interposer face à ces violences rappelant les décès de George Floyd et Cédric Chouviat par la méthode d’arrestation – genoux sur le cou, poids de deux gendarmes sur le dos, difficultés à respirer, nez en sang et hurlements de douleur –, plusieurs personnes ont été violemment repoussées et gazées, relate encore la Conf’.

Une mobilisation devant le tribunal

L’un d’entre eux, Christian Roqueirol, aurait été poussé si violemment qu’il en aurait perdu connaissance après avoir heurté fortement le bitume. Il sera par la suite évacué par les pompiers et se verra prescrire 10 jours d’incapacité totale de travail (ITT), précise l’organisation syndicale. Une manifestante tombée dans la bousculade a le poignet fracturé, une autre un tassement de vertèbres…

Pour la Confédération paysanne, « ce procès doit être celui des violences policières généralisées ». Elle annonce une mobilisation jeudi 20 février devant le tribunal de Millau « pour dénoncer l’emploi de la force dans les conflits sociaux. Pour refuser que l’injustice s’ajoute à la violence », dit-elle.



Source link

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here