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des actions annoncées par le syndicat Un1té

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Il avait annoncé la couleur, il tient parole : « La fin de l’expérimentation de la semaine de quatre jours dans les services d’investigation décidée par le ministère de l’intérieur est incompréhensible et annoncée de manière brutale, nous n’allons pas en rester là » dénonçait jeudi 13 février 2025 dans Métropolitain, le Montpelliérain Bruno Bartoccetti, le responsable zonal du syndicat de police Un1té -ex-Sgp- couvrant l’arc méditerranéen. Tous les services d’enquête des treize départements de la région Occitanie sont concernés.

Depuis, alors qu’un silence assourdissant des services du « premier flic » de France, Bruno Retailleau entoure cette mesure incomprise dans les rangs des enquêteurs, le syndicat Un1té n’a pas chômé pour qu’une suite spectaculaire soit donnée, avec d’intenses préparatifs : dès lundi 10 mars, des officiers -OPJ- et des agents -APJ- de police judiciaire en poste dans les services de la direction interdépartementale de la police nationale -DIPN 34- de l’Hérault et du Service interdépartemental de la police judiciaire de Montpellier vont remettre leur habilitation à leur hiérarchie, ou l’enverrons au procureur de la République, à l’occasion de rassemblements devant les hôtels de police.

« Ces suspensions d’habilitations d’OPJ et d’APJ seront symboliques bien sûr et seront l’occasion de mobiliser tous les policiers mécontents, de plus en plus nombreux. Cette action dans l’Hérault sera lancée après celle, la première en Occitanie, qui aura lieu dès ce jeudi 6 mars à 12h15 devant les commissariats de police du Gard, à Nîmes, Alès et Bagnols-sur-Cèze », révèle ce lundi 3 mars Bruno Bartoccetti, qui estime que « la crise est grave et démotive les enquêteurs en fonction dans ces unités importantes ».

« La filière de l’investigation n’est plus encouragée »

Il rappelle que, « cette décision du ministère de l’Intérieur marque un retour en arrière préjudiciable pour les conditions de travail des policiers et l’attractivité de la filière judiciaire, avec des primes notamment. Lancée dans plusieurs services afin d’évaluer l’impact d’un aménagement du temps de travail plus souple et moderne, cette expérimentation avait montré des résultats encourageants. Réduction de la fatigue, amélioration du bien-être des agents, meilleure conciliation entre vie professionnelle et vie personnelle : autant d’effets positifs qui auraient dû conduire à évaluer le dispositif et non à le condamner. Pourtant, sans justification solide, les autorités ont décidé d’y mettre un terme, ignorant les bénéfices constatés sur le terrain ».

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Le responsable zonal du Sud d’Un1té déplore que, « même dans les écoles de police, comme celle de Nîmes, la filière de l’investigation n’est plus encouragée, les élèves ne veulent plus travailler dans ce domaine. C’est la preuve que nous sommes confrontés à un manque de modernité d’une direction qui ne réfléchit qu’à court terme ».

Tache d’huile

Bruno Bartoccetti insiste : « je ne connais pas une seule circonscription de police nationale qui n’est pas en crise dans le domaine de l’investigation, une situation que n’ignorent pas les responsables hiérarchiques et les préfets de la région. Nous réclamons le maintien et le déploiement de la semaine de quatre jours dans les unités d’enquête et d’investigation, comme le Service local de police judiciaire, le Slpj, à Montpellier, une arrivée massive d’OPJ, le rehaussement de la prime OPJ et la mise en place d’une prime APJ. Cette fronde va faire tache d’huile : les rassemblements et les suspensions symboliques de l’habilitation OPJ et APJ dans l’Hérault et le Gard vont s’étendre dans les prochains jours dans la région Occitanie et en Paca.



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