Ne vous fiez pas à sa jolie petite frimousse ! Quand il s’agit de combattre, Maëlys Mallet n’hésite pas à mettre les coups et est prête à en recevoir. Voici déjà six ans qu’elle pratique le kick-boxing au club de Grand-Couronne (Seine-Maritime). Une discipline éloignée de la… gymnastique, qu’elle a pratiquée toute petite.
Lors d’une fête du sport, elle a découvert ce sport de combat et a voulu essayer. Installée à l’origine aux Essarts (Seine-Maritime) avec ses parents, elle est restée fidèle à son club même après son déménagement à Saint-Ouen-de-Thouberville il y a 4 ans.
Plusieurs ceintures
À Grand-Couronne, Maëlys Mallet est encadrée par François Horak, président et fondateur du club il y a plus de 30 ans. « Il y a quelques années, je ne proposais que des tournois aux boxeurs débutants lors de leur première année. Aujourd’hui, j’attends deux années avant de les lancer dans les compétitions », indique-t-il.
Maëlys n’a pas attendu bien longtemps avant de décrocher un premier titre. Lors de sa première année de compétition, elle est revenue avec le titre de championne de Normandie de kick-boxing. Elle s’incline aux Championnats de France mais ce n’est pas inquiétant. Elle apprend.
Preuve en est, l’année suivante. À 13 ans, elle décroche à la fois le titre national de sa catégorie en kick-boxing mais aussi en K-1 light (techniques de kick-boxing avec en plus les coups de genou sans saisie). Elle fait encore mieux à 14 ans, c’est-à-dire la saison dernière avec ces deux nouveaux titres auxquels elle ajoute le light-contact.
Lors de la saison 2023-2024, elle décroche son premier titre international en remportant le Championnat du monde de sa catégorie (cadette, -50 kg) de kick-boxing. Une compétition qui s’est déroulée à Baja, en Hongrie. En novembre dernier, elle a à nouveau remporté ce titre à Rome (Italie) et a même ajouté un titre de vice-championne du monde en K-1. Le 25 janvier 2025, à Arnsberg (Allemagne), elle a aussi remporté un Grand prix international.
« Elle ne lâche rien »
Les compétitions s’enchaînent pour la jeune boxeuse : ces 22 et 23 février, à Paris, elle disputer le Championnat de France de kick light en cadette -55 kg. Ensuite, direction Istres (Bouches-du-Rhône) pour le championnat national en K-1 light. Un nouveau défi l’attend en mai : le Championnat du monde en Hongrie, en kick-boxing et peut-être en K-1.
Plus de cent boxeurs au club de Grand-Couronne
Il y a 31 ans, François Horak créait le club de kick-boxing de Grand-Couronne. En trois décennies, le club a bien grandi. Il compte aujourd’hui plus de cent boxeurs, principalement en loisirs. « Nous avons très exactement 104 licenciés, dont environ 40 % de féminines », souligne le président fondateur. François Horak a boxé entre 1981 et 1990 du côté de Caudebec-lès-Elbeuf. La salle de Grand-Couronne comprend trois cours. Le club propose du kick-boxing, du K-1 et du light contact. Dix boxeurs disputent des compétitions : cinq garçons et cinq filles. Parmi les garçons, il y a notamment Raphaël Benard, 12 ans, qui a également décroché plusieurs titres mondiaux. Environ 10 % des licenciés résident dans l’Eure, dont une féminine, habitant à Hauville.
Pour atteindre ses objectifs, l’adolescente ne rechigne pas à se rendre à la salle d’entraînement trois à quatre fois par semaine. Les séances ont lieu le mardi, mercredi et vendredi soir. « Un jeudi sur deux, on fait une séance de cardio », souligne son entraîneur. Un entraînement bénéfique pour Maëlys, un des seuls points qu’elle peut encore améliorer selon son coach.
Maëlys ne lâche rien lors des combats, elle est dure au mal et persévérante.
Actuellement en Seconde dans un lycée rouennais, elle envisage de travailler dans le sport : « J’aimerais devenir professeur ou enseigner dans le domaine du sport. » Avec le club de kick-boxing de Grand-Couronne, elle devrait passer des diplômes. À partir de 16 ans, il est possible de devenir juge. Maëlys met tous les atouts de son côté pour briller sur les tatamis ou les rings, mais aussi en dehors.
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