C’est une mauvaise surprise qui attendait Magali Vallée et son fils, le 25 février 2025 au petit matin. Ces habitants de Boissey-le-Châtel (Eure) qui se garent dans la rue, devant chez eux, ont découvert leurs voitures dépourvues de plaques d’immatriculation. « Nos plaques avant avaient disparu, mais la personne a pris soin de ne pas abîmer les voitures. Elle devait avoir un outil portatif pour percer les rivets », explique la mère de famille.
Un outil pour percer les rivets
Elle a immédiatement porté plainte, et c’est la chose à faire, explique la gendarmerie. Car une fois les plaques d’immatriculation volées, les escrocs peuvent placer ces plaques sur un autre véhicule et commettre des infractions en votre nom. « Il faut demander une nouvelle carte grise comportant un nouveau numéro d’immatriculation », précise le site du gouvernement.
Des vols liés au flux libre ?
Magali se demandait, comme d’autres habitants du secteur, si ces vols pouvaient être liés au passage en flux libre de l’autoroute A13, depuis la fin d’année 2024. En effet, c’est désormais la plaque d’immatriculation qui sert à Sanef pour identifier le véhicule qui doit payer le péage.
« Après comparaison entre les périodes de mi-décembre 2024 au 27 février 2025 et la période équivalente en 2023 et 2024, nous ne notons pas d’augmentation significative des vols de plaques d’immatriculation ni en zone gendarmerie, ni en zone police », indique la préfecture de l’Eure. C’est-à-dire qu’on ne peut pas lier les vols au passage en flux libre. En revanche, « la gendarmerie nationale signale en effet, une augmentation des faits d’usurpations de plaques » à l’échelle du pays.
La société concessionnaire d’autoroutes Sanef fait le même constat : « Le nombre de clients nous appelant pour faire une protestation et signaler une usurpation de plaque est tout à fait minime par rapport au volume global de contacts et reste stable depuis janvier dernier. »
Que faire en cas de vol de plaques ?
Ils donnent néanmoins plusieurs conseils. La préfecture recommande, pour éviter de se faire usurper sa plaque d’immatriculation, « de ne pas poster sur les réseaux sociaux des photos de la voiture avec la plaque visible ou lors de la vente sur un site internet d’un véhicule de laisser apparaître les numéros ».
En cas de réception d’une amende liée au flux libre après une usurpation de plaque, Sanef recommande « de déposer plainte immédiatement auprès du commissariat ou de la gendarmerie de son lieu de résidence. Cette procédure permet alors aux forces de l’ordre de mettre cette plaque sous surveillance pour enquête. Sur présentation de la plainte, l’automobiliste pourra s’opposer à cet avis de paiement en prenant contact avec notre Centre de Relation Client au 09 708 08 709 (appel non surtaxé) ou via le site sanef.com. »
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