La Ville et la Métropole de Montpellier ont créé leur première chaîne sur la plateforme Twitch inaugurée cette semaine par le Montpellier Sport Club. Tous les mercredis soirs, entouré de consultants, l’ancien journaliste de France Bleu Hérault Bertrand Queneutte évoque l’actualité des sports montpelliérains autour de deux invités.
Le retour de Bertrand Queneutte
C’est un fait régulièrement mis en avant, Montpellier est la première ville de France après Paris en nombre de clubs évoluant au sein de l’élite de leur sport. Et si la presse ne manque pas d’évoquer l’actualité et les résultats des nombreuses équipes, la Ville et la Métropole ont lancé cette semaine sur Twitch le Montpellier Sport Club.
« Je suis fier et heureux de porter ce très beau projet, dans une ville où le sport est roi, et dans une métropole où foisonnent des clubs et des athlètes aussi attachants que passionnants. Entouré par une bande de pros et d’experts, j’entends être au service des passionnés et des supporters qui auront toute leur place pour réagir et poser leurs questions, en direct. Cette émission sera faite de débat et de décryptage, avec beaucoup de sérieux sur le fond et de légèreté sur la forme, afin de donner des clés et le sourire à ceux et celles qui nous rejoindront » présente Bertrand Queneutte.
Arrivé en 2019 au micro de France Bleu Hérault, il est rapidement devenu une voix incontournable parmi les suiveurs du MHSC avant d’être brutalement et sans explication retiré de l’antenne à la fin de la saison dernière. C’est donc avec plaisir que l’on a retrouvé mercredi sur un nouveau terrain de jeu le journaliste passionné entouré de ses anciens camarades de l’émission « 100% Paillade » : le journaliste de Midi Libre Maxime Raynaud et l’ancien footballeur Benjamin Psaume. Et le trio n’a pas perdu ses repères jouant régulièrement de la vanne. De la bonne humeur certes mais surtout de l’information avec deux invités.
La leçon de management de Jean-Louis Gasset
Tout d’abord l’entraîneur du MHSC Jean-Louis Gasset qui, sans langue de bois, est revenu longuement sur la situation du club. « Il y a 4 ou 5 équipes avec nous. C’est le club qui sera le plus tolérant et lucide qui va se sauver. Il faut y croire. Ce n’est pas mieux chez eux. Il faut garder la tête la froide et dire que c’est possible. Il faudra être bon au bon moment » prône-t-il.
Un discours incisif, sans ménagement à l’égard des joueurs sur lesquels il active « le travail » comme premier levier pour « transcender le groupe » tout en se montrant conscient quant aux attentes vis à vis de chacun. Mais si les paroles sont parfois durs, pas question d’être dans le temps du procès. « Beaucoup de gens aujourd’hui cherchent des coupables. Je m’en fous des coupables, moi je veux trouver des solutions. Que ce soit bien ou mal, tout ce que vous avez fait hier dans votre vie vous l’avez fait. Ce qui m’intéresse c’est demain. C’est ce que je dis à mes joueurs ».
Dernier du championnat avec peu de signes d’espoir, Jean-Louis Gasset n’entend pas baisser les bras. En mission, il écarte toute idée qu’une descente serait préférable pour le club. « Tant que la bougie est allumée, on va au bout pour rester en Ligue 1. Tout le monde doit comprendre que c’est l’intérêt général. Cela peut arriver et c’est arrivé même à des clubs très huppés. Mais tant qu’il y a de l’espoir. Il reste 12 matchs, nous avons points d’écart, il y a 36 points en jeu et quelqu’un va me dire que c’est mort. Non, je ne veux pas. Je le dis à mes joueurs tous les jours. Cela m’irrite ».
Un discours ultra-motivateur qui, comme l’on mis en avant le trio de l’émission, ne trouve malheureusement pas d’écho sur le terrain deux mois après son arrivée. Peut-être ce dimanche (17h15) face à Nice… Enfin, évoquant son prédécesseur Michel Der Zakarian, qui a rejoint récemment Caen en lutte pour le maintien en Ligue 2 et à qui il souhaite bonne chance, le technicien glisse : « Un jour peut-être on boira un coup ensemble pour s’expliquer ce que l’on a vécu l’un après l’autre ». Beaucoup seraient curieux de participer à cette rencontre…
Un peu de basket
L’émission donnant une large place au MHSC (1h30 sur 2h d’émission), Jean-Louis Gasset laissa la place à Olivier Ribotta. Quelques minutes seulement après la défaite des Gazelles en Eurocup à Sopron en Hongrie (81-54), le manager général du BLMA a entretenu l’espoir avant le match retour ce jeudi à Lattes malgré l’écart de 27 points à combler. « Tout est possible dans le sport et d’autant plus avec cette équipe du BLMA 2025-2026. Sopron est vraiment un club et une équipe expérimentés. Mais tant que l’arbitre n’a pas sifflé la fin de la deuxième rencontre on va y croire ».
Avec comme seule ombre au tableau l’élimination dès leur entrée en lice en coupe de France par Charnay, le BLMA réalise pour l’heure une excellente saison avec comme objectif de conserver la 2e place du championnat avant les phases finales et ainsi avoir l’avantage du terrain jusqu’en demi-finale. « L’ambiance du Palais des Sports qui est à guichet fermé depuis 48 matchs a un vrai impact sur notre équipe, sur la dimension à sur-performer, et a surtout un impact sur les adversaires aussi. On a peut-être le plus petit Palais des Sports de la Ligue mais on a une des plus grosses ambiances » souligne Olivier Ribotta dont l’équipe se rend ce dimanche (16h) chez le leader Bourges.
« 1% de plaisir et 95% d’emmerdes
Pour conclure le Montpellier Sport Club, chaque consultant ayant le choix d’évoquer un sujet, Maxime Raynaud est revenu sur les insultes sexistes proférées par le parcage lyonnais à l’encontre de deux femmes photographes professionnelles lors de MHSC-OL le week-end dernier, et Benjamin Psaume, formé à Toulouse donc sensible au rugby, a salué renouveau du MHR en faisant appel à des anciens du club.
« Olivier Ribotta disait que président de club c’est 1% de plaisir et 95% d’emmerdes. C’est comme géré une première émission du Montpellier Sport Club » a commenté Bertrand Queneutte face aux problèmes récurrents de micro avant d’être repris de volée par Benjamin Psaume. « 99% quand on est bon en math ». Bonne humeur et pertinence dans les propos, une fois les problèmes techniques résolus, l’émission a tout pour s’installer durablement avec une telle matière qu’est le sport à Montpellier. Rendez-vous mercredi avec de nouveaux consultants (Geoffrey Dernis, Bernard Mendy…) et invités.
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