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condamné pour agression sexuelle sur une ado de Loire-Atlantique

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L’ancien président d’un club sportif d’une petite commune du pays de Retz (Loire-Atlantique) a été condamné ce mercredi 19 mars 2025 par le tribunal correctionnel de Nantes pour son « agression sexuelle » en 2016 sur une championne de 17 ans dans une chambre d’hôtel, en marge d’un stage national à Mâcon (Saône-et-Loire).

Une chambre avec un seul lit

Âgé à l’époque de 36 ans, il avait réservé cette chambre d’hôtel « avec un seul lit double » et avait commencé à faire « des papouilles » sur « les bras » puis « le dos » de la jeune sportive, septuple championne de France de sa discipline. Il lui avait ensuite fait « un bisou dans le cou » avant de lui « prendre la tête pour pouvoir l’embrasser ».

L’adolescente avait dû repousser « à deux reprises » les assauts de son coach au cours de cette nuit qu’elle considère comme « la plus horrible de sa vie« .

« Virée » par la suite de son club, elle s’était finalement résolue à porter plainte en janvier 2019 sur les conseils de ses proches, « même si j’avais du mal au départ à trouver ça grave » a-t-elle avoué lors du procès.

« Tout le monde savait »

« Tout le monde savait dans le milieu que j’étais la prochaine sur sa liste et personne ne faisait rien », a soufflé la jeune femme, âgée aujourd’hui de 26 ans.

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Aujourd’hui, je ne suis pas là pour faire du mal aux gens ou pour qu’il prenne cher, mais simplement pour les autres victimes.

La victime

Des SMS à caractère sexuel

Lors de son audition par les gendarmes, cet agent de maîtrise dans une entreprise de fromages, âgé aujourd’hui de 45 ans, avait « reconnu » cette agression sexuelle et il a réitéré ses propos lors de son procès.

Mais il était aussi jugé pour « harcèlement sexuel » : il a envoyé une « quantité dingue et délirante » de SMS à caractère sexuel à l’adolescente, dans lesquels il y faisait part de ses « fantasmes » et lui répétait être « amoureux » d’elle.

Des relations avec des filles plus jeunes

Il avait aussi pour habitude « d’intimer l’ordre » à l’adolescente de « venir lui faire un bisou » le soir, lorsqu’ils étaient en déplacement sur des stages nationaux, et il l’accueillait « torse nu et en caleçon »…

A la fois président, coach et sportif, l’homme était aussi connu dans son club pour avoir des relations avec des filles plus jeunes que lui et avoir « une petite part de voyeurisme » puisqu’il s’invitait dans les vestiaires des filles pour « mater les nénettes » de ce sport essentiellement féminin.

« Tout ce qu’il disait était parole d’Evangile »

« Il a un palmarès qui parle pour lui, ça a été un champion et il l’a emmenée au firmament », a ainsi recontextualisé Me Julien Jahan, avocat en droit du sport, qui défendait l’adolescente dans ce dossier.

Dans son club, « il était un quasi-dieu, tout ce qu’il disait était parole d’Evangile et, dès que quelqu’un le contestait, cette personne dégageait… ».

Ce monsieur n’a rien à faire comme entraîneur : moi-même j’ai été éducateur au foot et il est évident qu’on ne rentre dans les vestiaires qu’une fois que les garçons sont changés !

Me Julien Jahan, avocat de la victime

« L’attitude déplorable » de certains membres

L’avocat a ainsi eu « un mot pour certains membres du club » au vu de leur « attitude déplorable » dans ce dossier : ils « vont comprendre que le méchant ce n’était pas elle ». « Son club c’était son terrain de chasse et lui, il était le prédateur », a résumé Me Julien Jahan, qui avait demandé 5 000 € pour le « préjudice moral » de sa cliente et 2 500 € de frais d’avocat.

La mise à l’écart de la jeune sportive est en effet « extrêmement choquante et préoccupante », a confirmé le procureur de la République, qui a « l’impression d’avoir affaire à un manipulateur« .

Il en impose parce qu’il est brillant dans son sport mais en réalité, c’est un coq dans sa basse-cour.

Le procureur de la République

Un homme « immature » pour son avocate

Le représentant du ministère public avait donc requis deux ans de prison avec sursis probatoire, mais surtout une interdiction définitive d’exercer une activité en contact avec les mineurs.

L’avocate de la défense avait elle sollicité l’indulgence du tribunal pour cet homme « immature », qui a quitté la maison de ses parents « à 27 ans » et dont « la vie tourne autour de son sport ».

Une « sanction sociale » déjà infligée

Me Aurélie Rolland avait aussi rappelé la « sanction sociale » dont il a fait l’objet avec « la publicité » donnée à sa suspension administrative « en raison de la presse ».

Le tribunal correctionnel de Nantes a finalement condamné le prévenu à douze mois de prison avec sursis probatoire : pendant deux ans, il sera obligé de suivre des soins psychologiques et de dédommager sa victime. Il aura par ailleurs interdiction de rentrer en contact avec elle et d’exercer toute activité en lien avec des mineurs pendant dix ans.

Inscrit au fichier des auteurs d’infractions sexuelles

Son nom a été inscrit au Fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles (FIJAIS), ce qui l’obligera à pointer au moins une fois par an pendant vingt ans à la gendarmerie.

Sur le plan financier, ce père d’un enfant et qui en attend un deuxième pour juin 2025 devra verser 3 000 € à sa victime pour son préjudice moral et 1 800 € de frais d’avocats. Il était jusqu’alors inconnu de la justice.

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