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Comment Toulon a signé une remontada de 22 points

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Un chiffre : jamais Toulon n’avait encaissé 35 points lors d’une première mi-temps en Champions Cup. Durant une demi-heure face aux Saracens, le RCT a été méconnaissable, enchaînant les erreurs défensives et les bévues. « On dort. On était morts à l’échauffement. Pas de gaz. Entame merdique. Il va falloir qu’on se réveille assez rapidement », a réagi à la pause auprès de beIN Sports Jérémy Sinzelle. La réaction fut somptueuse de la part de Varois qui ont resserré les boulons, confisqué le ballon et passé un sévère 59-7. 

22 points de retard pour Toulon…

Hors sujet en défense, défaillant sur tous les duels, auteur d’incroyables bévues : Pierre Mignoni avait de quoi être fou depuis le bord du terrain de Mayol en voyant le visage de ses joueurs pendant 30 minutes. Pression de l’événement ? Manque d’investissement en raison du turnover effectué par les Anglais ? Le RCT a déçu. « Il y avait peut-être trop d’excitation, et on a déjoué. On a joué à contre-sens », a avoué l’arrière Melvyn Jaminet. 

Le n°9 Van Zyl s’est régalé dans l’animation, le talonneur Dan a martyrisé la défense adverse, et le 3e ligne Gonzalez Samso a fait preuve d’opportunisme en inscrivant un doublé après autant de boulettes des Varois. 13-35, et des sifflets entendus à Mayol. « Ces 35 points ne sont pas acceptables », a lâché le manager Pierre Mignoni après le match.

… puis un sévère 59-7

Piqué dans son orgueil, Toulon n’a pas attendu le retour aux vestiaires pour réagir. Et face au vent, il ne s’est pas embarrassé dans la stratégie : faire des choses simples, du frontal, et priver de ballon des Saracens qui, même privés de ses 5 internationaux anglais (Itoje, George, Earl, Daly et T. Willis, tous au repos), ont été impressionnants d’investissement et d’efficacité dans la première demi-heure. L’essai de Facundo Isa à la 35e a sonné la révolte, celui de Jaminet juste avant la pause montré que le RCT était bel et bien supérieur.

On n’a pas été négatif à la mi-temps. Les dix dernières minutes du premier acte étaient bonnes. Il fallait repartir. On l’a fait. On avait le vent pour nous. Bravo aux joueurs.

Pierre Mignoni
Manager de Toulon

Sans ses cadres, les Saracens, face au vent, ont explosé physiquement. En même temps que Toulon a récité son rugby, en envoyant ses gros porteurs (Alainu’uese, Ludlam, Sinckler, Fainga’anuku) matraquer une défense qui s’est effritée au fil des minutes.

À la 56e, après l’essai de Facundo Isa, monumental d’orgueil après deux bévues et auteur d’un triplé, Toulon a pris les commandes pour la première fois du match. Et ne l’a plus laissé, les Sarries étant totalement dans le dur physiquement. Toulon a su passer un cinglant 59-7 pour s’imposer au final 72-42.

En quart de final à Mayol

« On a retrouvé notre calme et cela s’est vu dès la fin de la première période. On était tous en colère », a reconnu Melvyn Jaminet. « On a bien réagi. C’était dur le premier quart d’heure. Après, on a levé la tête, on a été meilleur en défense, et on a su se retrouver entre nous. À la fin, on a le bon résultat. On en quart, c’est trop bien », savourait Facundo Isa, élu homme du match.

En quart de finale, la semaine prochaine, Toulon recevra à Mayol le vainqueur du 8e de finale entre Toulouse et Sale.



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