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Comment le bloc central prépare les élections municipales dans la Manche

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Au Havre (Seine Maritime), Edouard Philippe veut faire des élections municipales la première marche de sa conquête de l’Élysée.

Régulièrement, il rappelle ces derniers mois que s’il n’était pas réélu dans la grande ville de l’ouest du département de la Seine-Maritime, sa légitimité à briguer la présidentielle se trouverait entravée.

Rendez-vous crucial

Pour Horizons, son jeune parti qui revendique attirer les élus à lui (38 parlementaires et 500 maires), les municipales constituent un rendez-vous crucial, quant à l’implantation sur les territoires. Dans la Manche, il a renforcé méthodiquement ses structures et se rapproche désormais des 150 adhérents.

« Il y a une volonté de s’ancrer, notamment dans les grandes villes du département, mais pas que », commente Yann Lepetit, co-responsable départemental.

Jusqu’à présent délégué municipal de Saint-Vaast-la-Hougue (Manche), ce dernier, candidat aux dernières législatives dans la quatrième circonscription, aura désormais pour mission de structurer et dynamiser la présence d’Horizons à Cherbourg-en-Cotentin (Manche).

De là à annoncer qu’il sera lui-même à la tête d’une liste dans la course à la mairie l’an prochain ? Dans un communiqué, cette semaine, Blaise Mistler, précédent référent à Cherbourg, lui en prête l’intention.

Il y a un pas, que Yann Lepetit prend le soin de ne pas franchir pour l’instant. Le bloc dit « central » (Horizons, Renaissance, Modem) est à pied d’œuvre pour préparer au mieux le grand rendez-vous démocratique du printemps prochain. Une réunion s’est tenue hier soir en présence de militants pour préparer.

Crever l’abcès

En juin dernier, des dissensions étaient apparues, le Modem et Renaissance reprochant à Horizons de ne pas respecter les accords de circonscription (qui dataient des législatives de 2022).

Il y a eu, ces dernières semaines, des rencontres qui ont permis de crever l’abcès. Il nous fallait maintenant aller de l’avant. Si nous sommes partenaires politiques, c’est d’abord parce que nous partageons des valeurs de rassemblement et de dépassements des clivages.

Adrien Gautier, référént départemental de Renaissance dans la Manche

La volonté, affichée comme commune, est cette fois d’éviter ce genre d’affrontements. Et ainsi, ne présenter qu’une seule liste, au plus, pour se donner un maximum de chance de peser dans les conseils municipaux.

« Nous souhaitons également travailler avec tous les partis de l’arc républicain, dans un esprit de dialogue et de construction, au service de l’intérêt général », indique Yann Lepetit.

Yann Lepetit, co-responsable de Horizons dans la Manche

Rassembler

Est-il réellement possible de rassembler le plus largement possible, de la droite au centre gauche, comme le rêverait Edouard Philippe pour Cherbourg et beaucoup d’autres grandes villes ? Très difficile. Localement, Horizons se déclare en tout cas ouvert au dialogue. Dans l’électorat de droite, de nombreux sympathisants avaient regretté en juin dernier qu’un rapprochement entre le parti d’Edouard Philippe et le Cercle du Cotentin n’ait pas été possible, plutôt qu’avoir affaire à un second tour dans lequel ils ne retrouvaient pas.

D’ici la mi-avril, Renaissance doit de son côté nommer ses responsables de comités locaux, chargés d’animer leur territoire. Dans le Cotentin, deux femmes sont à ce jour candidates. « Nous avons senti, lors de nos trois sessions d’états généraux, une volonté chez les militants de repartir en campagne et de défendre un projet bien identifié. » Le premier de l’ère Gabriel Attal. Un autre ancien Premier ministre ambitieux.



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