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Chantal Jourdan, députée de l’Orne, face à des lycéens

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La députée de la première circonscription de l’Orne, Chantal Jourdan, a présenté sa fonction et ses missions de députée aux élèves de terminale du lycée Alain d’Alençon, lundi 13 janvier.

Venue avec son suppléant Maxence Sebert, et son attaché parlementaire, l’élue socialiste a ensuite répondu aux questions des 45 jeunes présents.

Des questions pertinentes

Les élèves avaient bien préparé cette rencontre en amont, et sont arrivés avec des questions diverses et variées, portant tantôt sur son métier et ses actions de député, tantôt sur la politique actuelle du pays.

« Est-ce que, avec la Droite, vous seriez prête à faire un effort ou vous allez encore censurer le gouvernement ? », a demandé un élève. La réponse de Chantal Jourdan a été plutôt standard. « La censure est un outil démocratique. Nous avons négocié avec le gouvernement pour le budget, mais le rendu final n’était pas satisfaisant pour nous. C’est aussi ça, le jeu politique. »

Un autre encore lui a indiqué que les débats parfois houleux dans l’hémicycle ne donnaient pas forcément une bonne image des députés. Là aussi, réponse particulière de la députée. « Il est vrai que le ton peut parfois monter. Mais c’est aussi la faute des médias, qui diffusent beaucoup ces séquences-là. »

Chantal Jourdan est à la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire à l’Assemblée nationale. « Ce n’est pas trop difficile de mélanger écologie et agriculture ? », a questionné l’un d’entre eux. La députée socialiste a expliqué que les agriculteurs étaient les premiers concernés par l’écologie et le changement climatique, et qu’il fallait le plus possible aller à leur rencontre sur le terrain. « Ce qui est aussi mon rôle », a-t-elle ajouté.

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« Elle ne s’est pas mouillée »

Eliott, Thibault et Oscar, 17 ans, ont fait un travail en radio. À la pause, ils ont tendu leur micro à la députée. « On a abordé les retraites, le Nouveau front populaire pour savoir s’il tenait encore la route, son engagement en politique… C’était chouette comme exercice », confie Thibault.

Mais du côté des réponses, les jeunes ont été un peu moins convaincus.

Parfois elle ne répondait pas vraiment ou tournait autour de pot. On voyait qu’elle récitait le discours de son parti sur certains sujets, on a trouvé qu’elle ne s’est pas mouillée.

Oscar, lycéen d’Alençon

Même si d’autres encore l’ont trouvée « politiquement correcte », les Terminales sont ressortis de la salle après deux heures d’interactions en y voyant plus clair sur la fonction de parlementaire. « On ne savait pas vraiment leur rôle précis, ce qu’ils faisaient en dehors de l’hémicycle et dans quels domaines ils intervenaient. La partie de présentation était un peu longue au début mais utile finalement », concède David.

Les élèves avaient bien préparé cette rencontre en amont, et sont arrivés avec des questions diverses et variées, portant tantôt sur son métier et ses actions de député, tantôt sur la politique actuelle du pays. ©L’Orne hebdo

Un chapitre sur l’engagement politique

Cet échange a été organisé par deux professeures de Sciences économiques et sociales (SES) du lycée Alain : Marie Guérin et Nathalie Beges. « Tous les ans, on essaye de trouver des intervenants extérieurs pour illustrer des parties du programme. Nous avons eu des maires, des représentants syndicaux. Les parlementaires sont plus rares, mais pour notre chapitre sur l’engagement politique, cela nous semblait pertinent de les inviter », explique Marie Guérin.

L’objectif de ces rencontres est double pour les deux enseignantes : « On veut faire s’intéresser les élèves à la politique, les faire se sentir concernés mais aussi comprendre le travail des élus. La présence de son suppléant Maxence Sebert était intéressante puisqu’il est aussi maire », ajoute Nathalie Beges.



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