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cet entraîneur mise sur l’aspect technique et mental

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« Aujourd’hui, dans un club de rugby pro, ça n’existe pas ». Ancien pilier reconverti entraîneur depuis 2012, David Bégu franchit petit à petit les étapes. Après avoir débuté avec les Bélascains de Villefranche-de-Lauragais, il a creusé son chemin en passant par les Fédérale 3, 2 et 1, jusqu’à se retrouver en Nationale 2 cette saison à Valence d’Agen (chargé de la touche et de l’analyse statistiques des performances). Également entraîneur des avants de la Belgique, le technicien de 49 ans a décidé de se spécialiser sur l’aspect technique et mental. C’est innovant, et ça mérite le détour.

L’aspect technique et mental

« C’est vrai, je ne dors pas trop (rires). Mais en tant que préparateur mental, il faut bien s’organiser, et c’est ce que je m’évertue de faire ». Se qualifiant de « besogneux », David Bégu « aime travailler, être carré et aller au bout des choses ». Surtout, l’ancien pilier a souhaité explorer une spécificité bien particulière : l’aspect technique et mental.

Diplômé en analyse de la performance à Staps, ayant aussi dans son bagage deux diplômes de préparateur mental (une certification et un diplôme), le Béarnais qui a débuté le rugby à Puyoô, a rendu un mémoire dont le thème était « l’aide aux joueurs blessés dans le sport pro, notamment le rugby, en tant qu’entraîneur technique et mental ». 

Mais un entraîneur technique et mental, kézaco ? « C’est lui qui va redonner de la confiance au joueur, qui va ne pas lui faire oublier sa technique, le faire travailler même quand il est OFF », explique auprès d’Actu Rugby David Bégu, entraîneur depuis 2012 passé par Villefranche-de-Lauragais, Revel, Pamiers et Castelsarrasin. 

Ancien pilier, David Bégu, entraîneur depuis 2012, est actuellement entraîneur des avants de Valence d’Agen, en Nationale 2. (©Photo fournie par David Bégu)

Mental, ce mot tabou

Sa méthode, qui n’existe pas dans le rugby pro, le technicien en fait bénéficier actuellement le centre de formation de Colomiers. « Courant janvier, j’ai eu des garçons avec lesquels on a parlé de la préparation mentale dans un bureau. Ensuite, on s’est retrouvé sur le terrain pour travailler, faire du développement cognitif, de l’individuel par groupe de 4-5. C’est précis sur la technique et le mental ».

Le mental, c’est une notion qui enfin sort du bois, après avoir longtemps été rangée au placard, surtout dans le monde du rugby. « C’était presque un mot tabou. On avait peur d’en parler. On associait aussi facilement l’entraîneur mental à un psychologue », souligne Bégu.

Pour moi, la préparation mentale, c’est contrôler tout ce qui est maîtrisable en soi. Donc, on vient aider le joueur à contrôler ce qu’il peut maîtriser, comme ses émotions, son agressivité, l’aider à organiser ce qu’il peut faire dans la semaine, de la planification, de l’anticipation. 

David Bégu
Entraîneur des avants à Valence d’Agen et avec la Belgique

Le Rugby Europe Championship avec la Belgique

Ancien pilier à Saint-Paul-lès-Dax, Bordeaux Mérignac, Balma, Carcassonne, au FCTT et à Villefranche-de-Lauragais, David Bégu a « rapidement eu la fibre » lorsqu’il a enfilé le survêtement d’entraîneur en 2012. « J’avais l’ambition de juste voir ce que moi, j’avais appris de mes entraîneurs et si j’étais capable de le retraduire ». Cela dure.

Depuis 2024, l’intéressé a pris du galon en intégrant l’équipe nationale de la Belgique dont le manager est Laurent Dossat (issu de Castelnau-Magnoac, comme un certain Antoine Dupont). « Je suis rentré comme préparateur mental. Puis Laurent m’a proposé des missions sur le terrain, et puis de prendre complètement l’entraînement des avants », nous raconte-t-il. Valence d’Agen a accepté sans broncher sa volonté de collaboration avec les Black Devils.

Le week-end dernier, il était à Lisbonne pour le début du Rugby Europe Championship 2025. Une défaite 40-30 contre le Portugal, mais de sacrées promesses pour les Belges. La suite ? « L’envie, c’est de continuer à franchir les étapes. Toute raison gardée, il faut avoir des ambitions et travailler pour cela. Il faut se donner les moyens de grandir. La Belgique, avec des joueurs pros, c’est déjà une façon de grandir pour moi ». Et qui sait, David Bégu aura l’occasion de voir encore plus haut à l’avenir…



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