Guillaume Leliard a enfin fait son grand retour. Avec un peu plus d’une demi-heure dans la victoire contre Mézidon samedi 1 mars 2025 (2-0), puis vingt-sept minutes contre le FC Equeurdreville (1-1) une semaine plus tard, il a profité de la large revue d’effectif opérée par David Caillard pour disputer, ce dimanche 16 mars, l’intégralité du 32e de finale de Coupe de Normandie face au FC Agon-Coutainville (0-2).
« J’allais au stade tous les week-ends »
Retour au mois d’octobre dernier : la Maladrerie OS domine l’Olympique de Darnétal et se qualifie sans trembler pour le sixième tour de la Coupe de France. Seul point noir de la journée : la sortie, sur blessure, de Guillaume Leliard dès le quart d’heure de jeu. « Après un débordement anodin, je sens une grosse douleur au bras après un contact avec mon vis-à vis, raconte-t-il. J’ai essayé de continuer, mais j’ai bien vu que cela n’allait pas du tout. » Le diagnostic est clair : fracture du bras.
Lui qui n’avait jamais été sérieusement blessé de toute sa carrière va devoir prendre son mal en patience pendant six longs mois.
Le plus dur a été mental. J’ai été privé de ma passion et de mon travail [professeur de français, ndlr]. Je n’ai pas pu voir mes élèves et, pendant que j’étais plâtré, j’étais aussi dépendant des autres.
Entre l’opération et les séances de kiné, le défenseur maladien n’a pu reprendre les entraînements sans contact qu’à la fin du mois de janvier. Il fera son retour à la compétition avec l’équipe réserve du club.
J’ai pris du temps pour me remettre en condition et j’allais au stade tous les week-ends. En plus, cette année, on a eu la chance d’avoir de beaux parcours en coupe. Je discutais avec tout le monde et cela m’a déterminé à revenir. On est dans le milieu amateur, dans un club familial où on peut profiter de moments simples.
« Être exemplaire dans l’état d’esprit »
Après une saison et demie passée du côté du SC Hérouville, Guillaume Leliard était revenu cet été à la Maladrerie OS dont il avait déjà porté les couleurs pendant sept saisons par le passé. « Je crois que ma passion est encore plus forte, explique le défenseur maladien. J’aime le foot encore plus qu’avant et je reviens avec encore plus de motivation. »
À trente-trois ans, l’ancien ambianceur de vestiaire a peut-être trouvé le chemin de la sagesse. « J’ai côtoyé des joueurs qui ont pu jouer jusqu’à quarante ans. On essaye d’arriver le premier à l’entraînement, d’être exemplaire dans l’état d’esprit. On fait davantage attention aux détails. »
Pour moi, c’est un nouveau chapitre qui vient de débuter. Par mon métier, j’ai toujours été proche des jeunes. On leur donne des conseils, on leur apprend la patience et ils sont à l’écoute. On est fier d’eux. L’idée, c’est qu’ils puissent nous apporter dans les années à venir.
Par notre correspondant Quentin Lemoine.
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