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Ces deux équipages du Lauragais partent à l’assaut du 4L Trophy pour vivre une grande aventure humaine

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Top départ mercredi 19 et jeudi 20 février à Biarritz, avant de prendre la direction du Maroc via l’Espagne pour vivre la grande aventure du 4L Trophy. Du côté de Montesquieu-Lauragais, Yulia Potié, 23 ans et Alexandre Caravaca, 22 ans, mettent la touche finale à leurs préparatifs, de concert avec Paul Castel, 18 ans, un autre enfant du pays, quant à lui associé à Manuel Terrieu de Montpellier, 18 ans également. Quatre pilotes en route vers un périple de 12 jours en Espagne mais surtout au Maroc, où se déroule le gros de la course.

Des 4L dans le désert

Réservé aux jeunes âgés de 18 à 28 ans, le 4L Trophy est né en 1997 dans l’esprit d’un certain Jean-Jacques Rey. Le principe ? Prendre la route à bord d’une authentique Renault 4L sur les routes de l’Espagne tout d’abord, puis du Maroc, via des sites comme Tanger, le légendaire Atlas, Ouarzazate ou encore Marrakech.

Au programme, du désert donc, des sensations fortes, de l’entraide, des rires, de l’aventure avec un grand A, mais aussi et surtout un réel engagement humanitaire. Chaque équipage transportant des fournitures scolaires, du matériel de sport ou encore des denrées alimentaires en faveur des associations caritatives Enfants du Désert, Cap Éco Solidaire ou encore la Croix-Rouge, pour aider les populations locales du Maroc.

En route vers l’aventure

Yulia Potié et Alexandre Caravaca arrivent au volant de leur rutilante 4L rose vif. Le soleil couchant confère à cette voiture mythique un côté pour le moins atypique au cœur des vieilles pierres de Montesquieu-Lauragais. Fraîchement sortie de chez le carrossier, cette 4L GTL de 1991 fait partie des dernières produites. Yulia et Alexandre ont dépensé beaucoup de leur temps pour offrir à cette célébrité de l’histoire automobile française une seconde jeunesse. Peinture refaite à neuf, équipements pour affronter le désert, rien ne manque, sauf les autocollants des sponsors. Car le 4L Trophy a un coût. 3 640 € rien que pour l’inscription.

Une longue préparation

« C’est tout travail de gestion de projet qui est énorme, au-delà de la voiture, car il faut trouver des sponsors », explique Yulia. « La préparation est longue », ajoute son coéquipier Alexandre. En précisant : « Nous n’avons pas eu de gros travaux à effectuer sur la voiture, si ce n’est la boîte de vitesses qu’il a fallu remplacer. Nous avons sorti le moteur, travaillé sur les sièges… » Un chantier que les participants ont improvisé, au fur et à mesure, affinant leurs compétences au fil du temps. « Cette aventure m’a permis d’apprendre la mécanique sur une voiture où tout est super simple », souligne Alexandre.

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Un budget considérable

Concernant le budget, Yulia et Alexandre précisent : « Il faut environ compter 12 000 €, voiture comprise. » La 4L que les deux participants ont achetée 4 000 € et qui, après l’aventure, sera revendue, avec peut-être une belle plus-value à la clé compte tenu des travaux effectués. L’équipe précise que les sponsors représentent environ la moitié de ce budget. L’autre moitié ayant été couverte par une cagnotte et des fonds personnels.

Un projet fédérateur

Yulia et Alexandre ont également pu bénéficier du soutien d’un ancien enseignant de l’école élémentaire de Pompertuzat, qui a mobilisé les enfants et les parents afin de récolter de nombreuses fournitures scolaires destinées aux enfants marocains. « Cette dimension humanitaire donne du sens à la mission », ajoutent Yulia et Alexandre qui ne cachent pas leur impatience à l’idée d’enfin donner le premier coup d’accélérateur.

Une aventure caritative et humaine

Paul Castel, 18 ans, vient d’arriver au volant de sa 4L fourgonnette. Originaire de Montesquieu-Lauragais, Paul a été mis en contact avec Alexandre et Yulia grâce au maire du village. Ce passionné d’automobiles anciennes pour sa part, prépare le 4L Trophy depuis deux ans, avec son coéquipier Manuel, âgé de 18 ans également.

« C’est mon coéquipier qui m’a lancé ce défi. J’ai tout de suite aimé le concept de cette course, qui allie le caritatif et l’humain », explique Paul pour justifier son implication dans ce beau projet.

Une voiture entièrement façonnée à partir de trois épaves

Sa 4L blanche de 1983 est issue de trois épaves que les jeunes mécaniciens, épaulés par le père de Paul, lui aussi du métier, ont littéralement ressuscitées en l’aménageant de manière à lui permettre d’entreprendre ce périple en terres arides. La 4L de Paul et Manuel est d’ailleurs équipée de tout le nécessaire pour permettre une totale autonomie, avec couchages et équipements réglementaires.

La 4L fourgonnette de Paul et Manuel est issue de l’assemblage de trois épaves de 4L. Elle a ainsi bénéficié d’un impressionnant travail de préparation. (©Gilles Rolland – La Voix du Midi)

Une course encadrée

Suivis par plusieurs mécaniciens, ainsi que par trois camions dédiés à l’assistance technique, les 2 400 participants vont ensemble parcourir 6 500 km dans des conditions parfois difficiles, au sein d’un contexte sécurisé. Au cours du 4L Trophy où les participants n’ont d’ailleurs pas droit au GPS. Ici, la course d’orientation se fait « à l’ancienne », avec une feuille de route et des instructions pour arriver à boucler chaque étape. Le tout dans la convivialité et le partage.

Une belle ligne dans le CV

Chaque année, le 4L Trophy fédère des centaines de jeunes passionnés à travers la France. La course représente ainsi une belle opportunité de vivre une aventure humaine mais aussi d’ajouter une ligne dans leur CV qui, selon de nombreux ex-participants, est en mesure de faire la différence.

À quelques jours du départ, Yulia, Alexandre, Paul et Manuel n’ont plus qu’à mettre la touche finale à leur paquetage avant de passer la première, à bord de leurs belles Renault 4L. Leur aventure se terminera le dimanche 2 mars. Il est possible de la suivre en direct sur le site du 4L Trophy mais aussi sur leurs pages Instagram respectives.





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