Une affaire digne d’Arsène Lupin. Il y a plus de 25 ans, en 1998, un tableau de Camille Corot était volé en pleine journée au Musée du Louvre à Paris. Le monte-en-l’air astucieux avait simplement décroché l’œuvre avant de s’enfuir avec. Il n’a depuis jamais été retrouvé, et la toile non plus. On vous raconte cette rocambolesque affaire.
Le tableau volé en plein jour
Il faut remonter au 3 mai 1998. Ce dimanche, journée gratuite, les visiteurs se bousculent dans le plus célèbre musée du monde. Si la foule afflue dans la grande galerie des peintures italiennes ou au pied de la Vénus de Milo, d’autres salles sont beaucoup moins pleines. Au deuxième étage du Pavillon de Sully, les badauds se font plus rares. Dans l’une des salles, plusieurs œuvres de Camille Corot, peintre du XIXe siècle et fondateur de l’école de Barbizon, sont accrochés.
Vers 13 heures, c’est la stupeur. Un gardien en patrouille constate l’impensable : l’un des tableaux de la salle a été dérobé. Il s’agit du « Chemin de Sèvres », un paysage bucolique de la région parisienne. La petite toile de maître a été simplement décrochée par un audacieux voleur. Très vite, c’est la panique. Une très longue évacuation avec fouilles est mise en place par la sécurité. Malheureusement, aucune trace du tableau. Pendant des heures, le public va rester confiné dans le musée, transformant la visite dominicale en cauchemar.
Pour retrouver le voleur, une enquête est ouverte et confiée à la brigade de répression du banditisme puis entre les mains de l’Office central de lutte contre le trafic des biens culturels. Malheureusement, toutes les pistes pour retrouver le Chemin de Sèvres ne mènent nulle part. Encore aujourd’hui, le tableau estimé à plusieurs centaines de milliers d’euros est porté disparu.
Des œuvres déjà dérobées auparavant
Avec un réservoir de sculptures et peintures inestimables, le musée du Louvre a suscité bien des convoitises depuis sa création pendant la Révolution. Des tableaux de la Renaissance aux antiquités, les collections sont remplies d’œuvres inestimables. Parmi les multiples vols ayant touché l’institution, on pense bien sûr à l’incroyable rapt de la Joconde en 1911. Le tableau, retrouvé deux ans plus tard, avait été volé par Vincenzo Perrugia, un vitrier italien.
D’autres affaires sont venues émailler le mythique musée. Ainsi, en 1939, une œuvre de Watteau, l’Indifférent, est aussi dérobée en pleine journée. Le tableau est retrouvé deux jours plus tard. En 1983, des pièces d’armures sont aussi volées. Ce n’est que 40 ans après qu’elles ont pu être restituées au musée.
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