EXCLUSIF. Jean-Michel Aulas candidat à la mairie de Lyon aux municipales 2026 ? Le chef d’entreprise et ancien président de l’OL est toujours en réflexion et continue de consulter bon nombre d’élus et de figures politiques lyonnais. Il a en tout cas commandé un sondage d’intentions de vote qu’actu Lyon révèle en exclusivité ce mardi. Une enquête réalisée par l’institut de sondages Cluster 17 qui peut lui donner le sourire. Notoriété, crédibilité, vision de Lyon dans 20 ans, probabilité de vote… On vous révèle les chiffres qui pourraient convaincre Jean-Michel Aulas de se lancer à la conquête de la mairie.
Aulas en tête de la crédibilité pour devenir maire de Lyon
Parmi les questions de ce sondage, l’échantillon de Lyonnais a été interrogé sur la crédibilité des candidats à devenir (ou rester pour Grégory Doucet) maire de Lyon en 2026.
Sur une échelle de 1 à 10, c’est Jean-Michel Aulas qui arrive en tête avec 5/10, tout juste la moyenne. Il est en tête devant Georges Képénékian (4,4/10) et surtout devance clairement Grégory Doucet (3,5/10). Le probable candidat LR Pierre Oliver, maire du 2e arrondissement, est juste derrière à 3,2.
Le potentiel électorat de Jean-Michel Aulas est très large : cela va des retraités aisés aux classes populaires plus modestes, des électeurs à la fois modérés et du centre qui ont voté pour Emmanuel Macron à la présidentielle. Jean-Michel Aulas séduit des classes d’âge populaires, mais aussi une partie non-négligeable des classes moyennes et de la bourgeoise lyonnaise qui soutient sa candidature.
« Une situation tout à fait exceptionnelle »
« C’est complètement exceptionnel d’avoir un candidat issu de la société civile en deuxième position », poursuit le sondeur.
« Pour être aussi connu, il faut avoir joué un rôle au niveau local, dans des activités très exposées. Avoir été un entrepreneur accompli, un président au palmarès très riche et avec un bilan très positif, cela l’identifie très clairement. D’habitude, il y a toujours un écart très important entre le maire sortant et les autres candidats potentiels. Là, nous sommes face à une situation tout à fait exceptionnelle ».
« Pour Jean-Michel Aulas, c’est un bon résultat, étant donné qu’il n’a jamais exercé de fonctions politiques à proprement parler, il bénéficie donc de son image d’homme d’affaires qui a réussi, de président de club, de son parcours, et aussi de son âge qui reflète son expérience et rassure largement jeunes et retraités. Chez une partie des électeurs, Jean-Michel Aulas est un gage de compétence et de réussite. Cela plaît aux modérés, aux libéraux, aux centristes et cela fonctionne aussi dans un mouvement populaire autour de la « gagne », du football et de l’Olympique Lyonnais ».
Quels électeurs peuvent être séduits par Aulas ?
Sans étiquette politique, quels Lyonnais peuvent être séduits par une candidature Aulas ? Pour l’instant il n’a pas de programme mais sa personnalité parle largement.
Selon ce sondage, l’ancien patron de l’OL peut autant séduire le centre gauche, les électeurs socialistes tendance Glucksmann jusqu’à droite voire très à droite.
« Le maire sortant a des probabilités fortes dans l’électorat de gauche, Jean-Michel Aulas a des probabilités de vote plus transversales. Le potentiel de Jean-Michel Aulas est plus élevé, mais théoriquement il présente une marge de progression encore plus importante si jamais une campagne inspirante et efficace est lancée auprès des Lyonnais », nous affirme le patron de Cluster 17.
Ce qui est sûr pour le sondeur, qui qualifie cette élection 2026 comme « très ouverte » :
La candidature de Jean-Michel Aulas est une candidature crédible, avec un potentiel très élevé : il est tout à fait en mesure de devenir le prochain maire de Lyon.
Jean-Michel Aulas, candidat des « mécontents » ?
Le sondage montre aussi que les mécontents sont plus nombreux que les satisfaits concernant l’action du maire écologiste. Jean-Michel Aulas peut-il être le candidat idéal pour faire basculer le scrutin ? En tout cas, il siphonne déjà des voix à Pierre Oliver (LR) seulement mesuré à 11% d’intentions de vote ou encore Georges Kepenekian à 15%.
Mais Jean-Michel Aulas doit aussi se méfier des étiquettes. S’il consulte bon nombre d’élus de droite et du centre, certains soutiens officiels pourraient s’avérer dangereux pour lui alors qu’il ne s’est jamais positionné en politique. Dans le sondage, l’étiquette macroniste est sanctionnée.
« L’étiquette bloc central n’apparaît pas aujourd’hui comme un atout : le rejet du président de la République est fort, même si la situation internationale atténue cela. Les élections locales sont toujours difficiles pour le camp au pouvoir (…) L’élection de 2026, et donc l’étiquette présidentielle, risque de ne pas déroger à cette règle », assure Jean-Yves Domargen.
Le parti Horizons d’Edouard Philippe a déjà affirmé localement qu’il est prêt à soutenir Jean-Michel Aulas. Que feront les autres partis ? Les discussions en coulisses se poursuivent…
Méthodologie du sondage
Étude réalisée par Cluster 17 auprès d’un échantillon de 812 Lyonnais inscrits sur les listes électorales. L’échantillon est réalisé selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle et d’arrondissements d’habitation. Questionnaires auto-administrés en ligne. Interviews réalisées du 22 au 27 février 2025. La marge d’erreur est d’environ deux points.
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